Ce matin : la construction de logements revient à des niveaux records en France.

C’est le bilan publié par l’Insee et le gouvernement qui nous l’apprend : le nombre de logements construits l’an dernier est revenu à un niveau record d’il y a dix ans. En 2017, 497.000 permis de construire ont été délivrés et 419.000 logements sont sortis de terre, des maisons, des lotissements et des appartements sociaux ou privés. C'est donc le chiffre le plus élevé depuis 2007. 

La raison de cette poussée est à trouver dans une conjoncture globale qui redonne confiance, et des taux d’intérêt ultra-bas qui ont encouragé l’achat à crédit. Au passage, notons que ces chiffres sont un hommage à François Hollande qui s’était fixé l'objectif 500.000 logements pour la fin de son quinquennat. Il n’en a donc pas été loin. 

Cette amélioration est bien sûr bonne pour le secteur du bâtiment. Et a priori on aimerait  que ces chiffres soient encore plus élevés quand on réalise qu’on n'a pas construit davantage de logements en 2017 qu’en 1980, il y a près de quarante ans, alors que la France compte douze millions d’habitants de plus et que les divorces ont explosé. 

Mais en réalité, halte-là, c’est loin d’être aussi simple. Car ce n’est pas seulement, loin de là, le nombre de constructions qui fait baisser les prix et peut permettre à chaque Français d’être bien logé. La question prioritaire est plutôt de savoir si les bons logements sont construits aux bons endroits, là où il y a de vrais besoins, et pas n’importe où, loin des emplois d'aujourd'hui et de demain. Les politiques publiques de soutien à la promotion immobilière, les aides fiscales, les programmes sociaux, sont-ils ciblés ou arrosent-ils trop large ? La réponse est un peu dans la question.

Et le gouvernement répond-il à la question du logement ?

Honnêtement, pas vraiment. Si on se demande ce qu’il a fait, la réponse que chacun a en tête, c’est la baisse de 5 euros des APL (même s'il y a eu en parallèle une baisse de 5 euros des loyers sociaux – il faut le préciser). 

Au-delà, il a raté à l’automne sa communication sur le sujet. Il promet désormais un choc d’offres au printemps : on verra. Bref, c’est une préoccupation majeure des Français et sur ce sujet Emmanuel Macron déçoit pour le moment.

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