Les compagnies aériennes à bas coût lancent une nouvelle offensive…

Oui après l’Europe, la bataille fait rage au-dessus de l’Atlantique. A partir de lundi vous pourrez aller à Montréal ou à Pointe-à-Pitre à prix cassés depuis Paris Orly. Une offensive lancée par Level, une nouvelle compagnie qui desservira New-York dès septembre. Ça commence à faire beaucoup - on compte déjà six low cost assurant des liaisons France-Etats-Unis. Contre quatre compagnies traditionnelles.

Il faut dire que le succès est garanti : précurseur sur le créneau, Norwegian affiche des taux de remplissage proches de 100%. La compagnie Primera, récemment débarquée à Roissy, a quant à elle écoulé ses premiers billets en 2 heures.

Voilà donc un marché qui explose, alors qu’aucun expert n’y croyait encore il y a trois ans. Le low cost ne pouvait pas gagner sur longue distance, affirmait-on. Mais l’arrivée de nouveaux appareils moins chers et moins gourmands en kérozène a changé la donne. Et puis les challengers ne manquent pas d’idée : la compagnie Wow Air a fait de l’Islande une plaque-tournante entre l’Europe et l’Amérique. Grâce à cette escale, elle dessert une vingtaine de destinations à bas prix. Même la classe affaires se développe.

Pour les compagnies traditionnelles, déjà débordées en Europe par Easy-jet et Ryanair, l’alerte est évidemment sérieuse.

Comment peuvent-elles réagir ?

La meilleure défense, c’est l’attaque. Level n’est autre qu’une filiale de AIG, la maison-mère de British Airways et Iberia. Ce groupe très puissant a racheté des compagnies low-costs et convoite aujourd’hui Norwegian. Et il affirme que Level sera tout de suite rentable.

Air France, à côté, avance à un rythme d’escargot, parce que tout développement dans le low cost doit être négocié pied à pied avec ses pilotes. Alors pour l’instant, ce n’est pas trop grave, les vols à prix cassés vers New York attirent surtout des nouveaux clients, nullement gênés par l’absence de prestations à bord et le moindre confort.

Mais l’expérience du low cost en Europe a montré que la concurrence pouvait vite devenir frontale. Le low cost pourrait représenter à terme 40% de l’offre long courrier, affirme AIG. Il faudrait donc qu’Air France réagisse d’une manière ou d’une autre. Mais sans patron à sa tête, et sans véritable projet, c’est mal parti.

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