Vous avez épluché, pendant ce week-end pascal, les données définitives qui viennent d'être publiées par l'Insee sur l'économie française en 2015.

Oui, et on découvre trois choses intéressantes, qui donnent une idée à la fois des atouts et des difficultés de notre économie. La première, c'est son degré d'ouverture internationale. Quand on regarde de près, la France a exporté l'an dernier 30 % exactement de ce qu'elle a produit sur son sol -30 % de son PIB. C'est un chiffre qui n'est pas toujours connu, et il est plus élevé que les années précédentes. Il témoigne des efforts et de la réussite des entreprises et de leurs salariés qui se battent tous les jours pour vendre leurs produits. Nous avons exporté l'an dernier pour 650 milliards d'euros de biens et services. Voilà un coup de chapeau nécessaire.

Deuxième élément ?

On a beaucoup entendu parler de la baisse du déficit public, supérieure à ce qui était attendu, et qui est à mettre au crédit du gouvernement. Même si, bémol, dans la zone euro, la France est dans le peloton de queue avec la Grèce, le Portugal et la Grèce. Il faut noter aussi est que les dépenses publiques ont rarement été aussi bien « tenues » que l'an dernier, autour de +1 % seulement. Il y a eu suffisamment de polémiques sur ce point pour ne pas le dire. Le paradoxe est que certains en tirent déjà la conclusion bizarre qu’il y a une cagnotte à dépenser d’ici 2017, exactement comme il y a quinze ans. Vous pourrez poser la question à Michel Sapin !

Troisième et dernier chiffre.

Il concerne, aïe aïe aïe les impôts. Quand on fouille les données de l'Insee et que l'on compare le montant des impôts encaissés par l’État et les collectivités locales entre 2012 et la fin 2015, on s'aperçoit qu'ils ont grimpé de 50 milliards. Au-delà, la difficulté est de départager les hausses de 2012 entre ce quinquennat et le précédent, mais pour les contribuables, cela ne fait pas de différence : entre 2011 et 2012, les impôts avaient déjà grimpé de plus de 25 milliards. Faites le calcul. Pour les entreprises, l'escalier est train d'être redescendu, mais pour la plupart des ménages, ce n'est pas le cas du tout. Du tout.

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