Nous sommes en pleine saison estivale. Les touristes se bousculent à Paris et plus encore à Venise, Barcelone ou Amsterdam. Est-ce que c’est une bonne nouvelle ?

 Les touristes quittent le site archéologique de l'Acropole après sa fermeture pour des raisons de sécurité en raison des mauvaises conditions météorologiques à Athènes le 18 avril 2019.
Les touristes quittent le site archéologique de l'Acropole après sa fermeture pour des raisons de sécurité en raison des mauvaises conditions météorologiques à Athènes le 18 avril 2019. © AFP / Louisa Gouliamaki

Longtemps, les villes et les sites naturels se sont battus pour attirer le plus grand nombre de visiteurs. Mais toujours plus, ça peut finir par faire trop. On parle maintenant de « surtourisme ». 

Quand vous allez voir la splendeur qu’est le Parthénon à Athènes, que vous faites longuement la queue à l’entrée en tâchant de trouver un passage entre les dizaines de groupes débarqués de paquebots de croisière, et que vous faites ensuite la queue à la sortie, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous dire qu’il y a un problème. 

Les effets négatifs du surtourisme

Il y a d’abord la congestion – parmi les visiteurs comme au Parthénon, mais aussi entre touristes et habitants. 

Il y a ensuite la pollution, sous toutes ses formes. Les autocars font par exemple de la pollution visuelle, de la pollution sonore en laissant les moteurs tourner pour garder la clim’, de la pollution de l’air en rejetant des paquets de particules. 

Le troisième effet négatif, c’est l’éviction : petits commerces remplacés par des boutiques de souvenirs, ou logements loués en AirBnB au grand dam des habitants condamnés à aller plus loin. 

Comment faire pour régler ce problème du « surtourisme » ? 

D’abord, il faut le repérer. C’est n’est pas facile, car ceux qui gagnent beaucoup d’argent avec le tourisme s’efforcent parfois d’en masquer les dégâts. 

Une fois le problème identifié, comment peut-on le résoudre ? Avec deux outils classiques : taxation et réglementation. 

Avec la taxe, on fait monter les prix, en espérant que ça fera baisser la demande. Venise va ainsi créer une taxe d’entrée. 

Avec la règle, on fixe des normes pour limiter la nuisance. Paris a par exemple plafonné à 120 jours par an les locations en AirBnB et Amsterdam est même descendue à 30 jours. La ville de Dubrovnik, en Croatie, limite les entrées à 4.000 par jour face aux hordes d’étrangers attirés par les lieux où ont été tournées des scènes majeures de la série « Game of Thrones ». En Thaïlande, une plage très courue a été fermée jusqu’en 2021. Etc.

Faudra-t-il interdire le tourisme ?

Ca serait dommage d’en venir là. En revanche, il faudra trouver un nouveau point d’équilibre. Le mieux, c’est bien sûr d’étaler les voyages, dans le temps tout au long de l’année, et plus encore dans l’espace. Avec des milliers de sites à visiter, la France semble ici bien placée.

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