Nicolas Sarkozy dévoile dans Les Echos ses propositions économiques.

L’ancien président de la République détaille son projet en vue de la primaire et de 2017. Concrètement, il y a une vingtaine de propositions fortes, pour enrayer ce qu'il appelle le risque de décrochage définitif de la France. J’en cite. Liberté de sortir des 35 heures dans l’entreprise, par accord ou par référendum, avec une incitation fiscale pour travailler plus ; révision de tous les accords 35 heures des fonctionnaires ; assouplissement des licenciements ; smic à zéro charge ; reprise du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite étendu aux trois fonctions publiques ; dégressivité des allocations-chômage ; retraite à 63 ans ; suppression de l’ISF ; Il y a du lourd.

Quelle est la logique d’ensemble ?

C’est un virage net par rapport au quinquennat 2007-2012, dicté pour lui par la situation qui est celle d'un manque de compétitivité de l'économie. Il y a huit ans, la priorité avait été au pouvoir d’achat et à un choc fiscal à la baisse pour les ménages – avant un chapelet de hausses en fin de mandat. La priorité n'est plus là, et l'angle choisi, c’est la réforme du marché du travail, ce sont les entreprises. Sujet sur lequel il va évidemment plus loin que François Hollande. Ce qui est intéressant, donc, c’est ce qu’on trouve dans les propositions (coût du travail, libertés, contournement des syndicats) mais aussi ce qu’on n’y trouve pas ou plus (pas de promesse claire de baisse des impôts pour les ménages).

Ses propositions sont-elles crédibles ?

Un commentaire va venir mais il tombe à plat désormais. C’est : ce qu’il propose, pourquoi ne l’a-t-il pas fait avant ? Le monde bouge. Ce qui est sûr aussi est que Nicolas Sarkozy ne choisit pas la démagogie. Sur chaque sujet, des herses vont se lever ! Je crois que son défi à lui est de renouer avec les milieux économiques qu'il a clairement déçus. Maintenant, si on prend du recul, on y voit plus clair sur ce que fera la droite si elle revient au pouvoir, qu'il s'agisse de Sarkozy, Juppé (qui a posté des propositions sur son blog hier soir !) ou Fillon. La parenthèse des 35 heures sera refermée, le marché du travail sera assoupli et l'ISF sera supprimé.

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