Un désarroi après trois confinements et l'espoir d'être tirés d'affaire. D’autant qu’une semaine après l’annonce d’Emmanuel Macron, un grand flou persiste : qui contrôle et comment, on ne sait toujours pas à la SNCF.

Pass sanitaire
Pass sanitaire © Getty / SOPA Images

Les restaurateurs, gérants de centres commerciaux ou de cinémas s’interrogent également. 

Mais quel est l’alternative ?

C’est le risque d’un quatrième confinement, ou en tout cas de mesures restrictives : couvre-feux, jauges, fermetures… Le pass sanitaire est évidemment préférable, sachant qu’on ne peut pas rester les bras croisés : une nouvelle course de vitesse est engagée entre le variant et la vaccination. Et des solutions existent, on utilise les QR Code pour les vols internationaux, pour consulter son menu au restaurant. C’est une complication, certes, dans l’urgence, certes, mais l’objectif, c’est bien de préserver l’activité.

Au point de justifier 45.000 euros d’amende en l’absence de contrôle du pass ?

Alors attention, il s’agit de la sanction maximale, il faudra une gradation. Une fois le principe de responsabilité acté, le pragmatisme doit prévaloir. Réserver le pass aux très grands centres commerciaux va dans ce sens, de même que les délais accordés pour que les salariés se fassent vacciner. Il ne faudrait pas non plus matraquer d’amendes : si la peur du gendarme existe, pas besoin de contrôler tout le monde tout le temps. On ne met pas des radars tous les kilomètres. L’afflux de rendez-vous de vaccination montre que ça marche déjà. 

Un risque pour la reprise ? 

On a vu à chaque confinement que l’effet récessif était moins fort, car l’économie s’habitue à vivre avec le virus. Et là, avec une très grande proportion de vaccinés en perspective, le rebond de croissance devrait se poursuivre – Bercy table sur 6% cette année. Même s’il y aura du frottement pour les débuts du pass. Et que les pays dépendants du tourisme, dont la France, sont plus exposés. L’autre risque, c’est la poussée épidémique dans les pays émergents, en Asie notamment, qui sont à la fois nos clients et nos fournisseurs de composants, de matières premières. Là encore, la solution passera par le vaccin.

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  • Dominique SeuxDirecteur délégué de la rédaction des Echos et éditorialiste à France Inter