Le magazine Forbes a publié son classement des youtubeurs les mieux payés. Et cette année, deux enfants de moins de dix ans sont sur le podium.

Anastasia Radzinskaya (Capture d'écran : https://www.youtube.com/watch?v=B7Pkb2a4Nc4)
Anastasia Radzinskaya (Capture d'écran : https://www.youtube.com/watch?v=B7Pkb2a4Nc4)

Le constat est implacable : sur Youtube, la fortune n'attend pas le nombre des années ! Le magazine Forbes a publié un nouveau classement des Youtubeurs les mieux payés au monde. Eh bien figurez-vous que cette année, il y a deux enfants de moins de 10 ans sur le podium ! En première position : Ryan Kaji, un Américain de 8 ans.

Si par hasard vous avez essayé, cette année à Noël, d’éviter la surconsommation, surtout n’allez pas voir les vidéos de Ryan, vous serez écœuré(e). Il reçoit des cadeaux tout le temps, et il teste ses jouets face à la caméra. La chaîne Youtube de cet enfant, gérée par ses parents depuis qu’il a trois ans, a rapporté 26 millions de dollars cette année. 

En troisième position de ce classement mondial, on trouve Anastasia Radzinskaya, une Russe de 5 ans, qui pèse 18 millions de dollars. Anastasia se filme en train de jouer avec son papa et de chanter. Sa chaîne est toute de rose et paillettes vêtue... Et voilà. Si la vacuité de tout cela vous interpelle, c’est simplement que vous n’êtes pas la cible ! Car ces vidéos mettant en scène des enfants sont faites pour les enfants. Et c’est un marché colossal. Youtube est la baby-sitter la plus célèbre du monde.

Et les annonceurs l’ont bien compris ! Les revenus qui ont donné lieu à ce palmarès sont issus des partenariats avec des marques et de la publicité. Et en matière de pub, Youtube a longtemps été une zone de non-droit. La plateforme, jusqu’ici se cachait derrière son petit doigt, en renvoyant à ses conditions d’utilisation : nos vidéos sont interdites aux moins de 13 ans ! Bien commode pour les annonceurs, qui préféraient largement financer les vidéos de jeunes enfants que les autres. Pourquoi ? Parce que c’est une matière de s’éviter les polémiques. Aucun risque, a priori, de contenu politique, insultant, discriminant, ou polémique. 

Mais tout a changé il y a quelques mois : Google, la maison mère de Youtube, a été condamné à une amende par la FTC (l’autorité américaine de régulation du commerce) pour avoir recueilli des données sur les jeunes enfants, sans autorisation. Un public, faut-il le préciser, qui n’est pas armé comme un adulte pour regarder de la pub... Et ne fait, souvent, pas la différence entre la réclame et le reste. Cette amende, c’est le signe qu’on a sifflé la fin de la récré en matière de publicité pour les jeunes publics outre-Atlantique. Le vent tourne. Et peut-être que les revenus de très jeunes Youtubeurs ne seront plus aussi spectaculaires à l’avenir. Ou plutôt... Ceux de leurs parents.

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