La publicité commerciale à la télé a débuté sur les écrans de la Radio Télévision Française, il y a exactement 50 ans.

 Jacques Duby, comédien très populaire, bondit de son lit en pyjama.  

La mémorisation indissociable de la répétition. Les fédérations patronales ont gagné. Georges Pompidou signe le décret mais limite à huit minutes seulement la publicité par journée : on ne peut donc guère marteler la réclame, il faut marteler la marque. Naissance d’un nouveau langage télévisuel en ce 1er octobre 1968. Outre Boursin en ouverture d’écran, les téléspectateurs découvrent Régilait, puis Virlux. Les marques étaient-elles absentes de la télévision française ? Non. Air France parrainait « Cinq colonnes à la Une », Air Inter patronnait « Interville ». A la fin de « Bonne nuit, les petits », une animation montrait un cycliste exsangue requinqué par un carré de sucre.

Voilà l’unique typologie de produits autorisés à la réclame. Notre agriculture nationale dont le poste de télévision a pour mission d’encourager la consommation. Ces publicités collectives, appelées « émissions compensées » relevaient (je cite) de « la propagande d’intérêt général ». La plus célèbre mettait en scène le minuscule poussin Pipiou et son slogan choc : "On a toujours besoin d'un petit pois chez soi". 

Le petit pois français, le pruneau d’Agen… . Les marques commerciales n’arrivent qu’en 68. Et encore, les compagnies aériennes en sont interdites pour ne pas concurrencer la nôtre, la margarine n’a pas le droit d’annoncer pour ne pas faire de tort au beurre et les bijouteries pour ne pas frustrer les ménages ouvriers.  

Antenne 2 ne découvrira la publicité qu’en 1971, l’année des slips Dim filmés par William Klein. F.R.3 attendra 1983. C’était « tiketiké Chic, tiketiké Choc », par Etienne Chatiliez. 

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