Le duc de Sussex attaque en justice deux tabloïds britanniques, pour avoir diffusé la correspondance privée de son épouse, Meghan Markle.

Le prince britannique Harry, duc de Sussex et à sa sdroite Meghan, son épouse
Le prince britannique Harry, duc de Sussex et à sa sdroite Meghan, son épouse © AFP / Michele Spatari

Et j’ai trouvé le texte du Duc de Sussex non seulement poignant mais également de haute tenue. Le Mail on Sunday vient de publier une lettre privée adressée par son épouse, Meghan Markle, à son père où elle lui dit en substance qu’elle a été dévastée d’apprendre son arrêt cardiaque et qu’il lui manque. L’histoire ne nous apprend pas comment le magazine s’est procuré le manuscrit de cette missive, mais Harry a choisi de siffler les arrêts de jeu. 

Moi, je ne m’attendais pas à ce que le communiqué de sa majesté s’ouvre sur un vibrant plaidoyer pour des médias « libres et objectifs ». « En tant que couple, nous les considérons comme la pierre angulaire de la démocratie » - phrase à remettre dans le contexte d’une Angleterre dévastée par la haine des médias envers les élites et la méfiance tous azimuts envers les médias. 

Ensuite, tout héritier de la famille royale qu’il est, Harry, au lieu de faire acte d’autorité (c’est très à la mode chez les grands de ce monde), fait aveu d’impuissance face à la campagne de hargne dont sa femme est objet. « Nous avons été incapables d’en corriger la représentation continuellement mensongère » et le prince de préciser que la lettre volée a été délibérément tronquée pour « perpétuer tous les mensonges perpétrés depuis un an ». 

Mieux, Harry de Windsor, duc de Sussex, va briser la glaciale retenue qu’impose son rang. « Il y a un coût humain à cette implacable propagande, écrit-il. J’ai été le témoin silencieux de sa souffrance intime (il parle de son épouse) trop longtemps. Tourner le dos et ne rien faire serait contraire à tout ce en quoi je crois (…) Pour ces médias, c’est un jeu (… mais qui) détruit des gens et qui détruit des vies ». D’ailleurs, le prince remerciera, en conclusion, le public pour « son constant soutien. C’est extrêmement appréciable. Et, bien que cela ne se voit pas, nous en avons réellement besoin ». Emouvant, non, ces mots à hauteur d’homme ?      

D’autant qu’Harry convoque le souvenir – le sien et le nôtre - de Lady Diana, morte poursuivie par des paparazzi en 1997. « Ma plus grande peur serait que l’Histoire ne se répète. J’ai perdu ma mère et maintenant, je vois ma femme devenir la victime de ces mêmes forces puissantes ».

Le prince Harry devenu homme, mari et père : justesse, humilité, dignité. 

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