Biden, O'Rourke, Warren : les candidats à l’élection présidentielle américaine ont fait de leur chien une arme de campagne. Enquête fouillée du New York Times sur l’utilisation du toutou comme support de communication politique. Les prétendants démocrates à l’investiture sont si nombreux. Comment sortir de la mêlée ?

Bailey, le chien de la candidate démocrate Elizabeth Warren aux primaires démocrates américaines à Waterloo Field en janvier 2019
Bailey, le chien de la candidate démocrate Elizabeth Warren aux primaires démocrates américaines à Waterloo Field en janvier 2019 © Getty / Boston Globe

Ou comment créer du lien ? Avec un chien ! 

Et encore, les amateurs en sont pour leurs frais : beaucoup de candidats ayant abandonné, tout un tas de stars canines sont brutalement sorties des radars. Exit, par exemple Artemis, le labrador de Beto O’Rourke, qui manifestement fit une meilleure entrée en campagne que son maitre !   

Ca, c’est le clip de Noël de Joe Biden, ou plutôt celui de Champ et Major, ses deux bergers allemands qui, après s’être vautrés dans le pâté et les cadeaux en l’absence des Biden, souhaitent, sur Facebook, « Merry Christmas » aux électeurs.

Vous me direz, l’attachée de presse de Pete Buttigieg, candidat de l’Indiana, jure que Truman et Buddy, ses indescriptibles mais assez comiques clébards gèrent eux-mêmes leurs compte Twitter, 90 000 abonnés. Compte très actif, intitulés « First Dogs SB », SB comme South Bend, ville dont Pete Buttigieg fût maire. A quand, donc, des « premiers chiens à la Maison Blanche » ? 

En attendant, il y a toujours une militante pour demander en public comment les cabots supportent les nombreuses absences de leur maitre en campagne

Ils sont un peu perturbés, mais ils ont l’air de s’en sortir, merci de vous en préoccuper

A question sérieuse, réponse sérieuse. Plus un lien qui renvoie à la boutique de e-commerce de l’homme politique qui vend, 20 dollars, colliers et laisses sur lesquels est écrit « les chiots pour Pete ». 

Elisabeth Warren, aussi, propose un tee-shirt (30 dollars) à l’effigie de son golden retriever Bailey, sans doute le cabot le plus mis en scène de la course à l’investiture. D’où les comptes de fans qui fleurissent au nom de « first dog » Bailey, recensant les innombrables photos et vidéos du quatre pattes ainsi que les témoignages de ces démocrates qui assistent aux meetings de Warren avec leur propre chien et une réserve de friandises canines faites maison. 

Je vous épargne le jus de crâne sur le télescopage entre la place qu’accordent les réseaux sociaux aux animaux et celle qu’occupe le chien dans l’imaginaire américain. Disons que la combinaison s’avère plus que fructueuse. D’autant qu’il s’agit de combattre Donald Trump… le premier président des Etats-Unis à ne pas posséder de chien depuis un siècle ! 

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