Demain aura lieu sur TF1 la finale de "Koh Lanta", le jeu d’aventure qui a viré au phénomène durant le confinement.

Denis Brogniart, présentateur de Koh-Lanta
Denis Brogniart, présentateur de Koh-Lanta © Philippe Le Roux/ALP/TF1

Des prime times qui naviguent autour de 4 millions et demi de téléspectateurs. Puis voilà que la France bascule dans son grand enfermement, que les vendredis soir s’avèrent verrouillés à domicile, que notre seul horizon devient le paillasson. Les audiences de « Koh Lanta » s’envolent, tutoyant allègrement les 7 millions, 19 ans après la création de cette inusable émission. Pourtant, l’évasion ne suffit pas à expliquer le succès et encore moins la fièvre qui s’est emparée du public. 

Pour vous la faire courte, les téléspectateurs sont devenus fous, vivant manifestement cette saison au premier degré. Menaçant de mort certains candidats comme Régis ou Inès (la production a déposé plainte) et portant aux nues des héros parfaitement retors comme Claude. Surchauffe inédite des réseaux sociaux, libération des passions. 

"Koh Lanta", la grande catharsis du confinement

 Une succession hallucinée de coups bas, traîtrises magnifiques, convoitises à tout va. Il est des ralliements dont nul ne s’est encore remis. Il est des candidats que l’aigreur a fait détruire le feu précieux. D’autres que la jalousie a rendu plus mauvais que jamais. Il y a ceux qui ne savent pas nager mais qui dominent les autres. Ceux qui ne jouent pas leur collier d’immunité et dont l’élimination fait hurler. 

Bref, c’est l’extériorisation au sens propre et aussi figuré qui a fait s’embarquer la France dans ce programme télé. Nous étions dedans, ils étaient dehors. Nous étions claustrés, ils couraient en liberté. Nous étions isolés, ils formaient des équipes. Nous étions condamnés à la patience, ils étaient dans l’action. Nous avons pris sur nous, ils se déchaînaient sur les autres. Nous avons rentré tant d’exaspération et de contrariété. Eux, ils ont tout déversé. 

Et puis, est venu Sam, le benjamin de l’aventure. Le gosse qui a le même âge que l’émission, à peine 20 ans. Il a grandi avec "Koh Lanta" et pour "Koh Lanta ". Il en connait chaque saison sur le bout des doigts. Il les a toutes rejouées dans son jardin du Haut-Rhin. Au début, quand il a vu arriver les anciens, Claude et Teheiura, il a manqué de perdre la boule. Ses héros. Son rêve. Sa télé était devenue réalité. Mais pour le public, Sam est passé de l’autre côté. C’est ça «"Koh Lanta". Une fiction qui agit puissamment sur la vie, la vraie. 

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