Un journaliste, Jean Abbiateci, rédacteur en chef adjoint du « Temps », en Suisse, s’est penché sur l’égalité homme-femme dans son journal.

Il a pris tous les numéros publiés le début de l’année, il a compté et il a posté ses résultats sur Twitter. Attention : fil déprimant, mais pas fataliste, prévient-il. Seulement 16% des éditos du « Temps » sont signés par des femmes. 29% des experts en pages « Sciences » sont des femmes. Seul un quart des papiers imprimés dans les pages « Débats » viennent de femmes. Un tiers des photos du journal représente des femmes. En fait, seul le portrait de dernière page s’avère un poil majoritairement consacré à des femmes qui, sinon, sont donc moins nombreuses à être montrées, citées ou à imposer leur point de vue en majesté. 

Face à des résultats si peu glorieux, le journaliste a fouillé ses archives personnelles. Et il interroge sa pratique professionnelle avec une sincérité et une humilité rare dans le métier. Allez voir, c'est sur Twitter. 

Voilà, Léa, Nicolas, sujet très court, car il y a une suite à mon édito d’hier sur le Palais de Justice de Paris. 

Souvenez-vous, on était au Palais de Justice de Paris. Par mesure de sécurité, le filtrage s’est avéré tel ce week-end que le public et les journalistes n’ont pas pu assister aux audiences. Ce qui est contraire à la loi.   

Le président du Tribunal de grande instance de Paris, Jean-Michel Hayat, m’a contactée après la matinale. Il plaide un retard administratif. Dans la foulée,  toute la presse avait reçu ses badges d’accès demandés depuis un mois. 

Concernant les audiences du week-end, le président déplore des consignes de sécurité données par la police, mais mal interprétées par la société privée qui en est chargée. A remettre dans le contexte des arrestations massives du 1er mai parmi les « black blocs ». Elles auraient provoqué, dès vendredi, un afflux massif de prévenus en comparution immédiate, un intérêt médiatique majeur et un trop plein de public. Ne pouvant entrer, de jeunes militants se seraient postés aux alentours du Palais. D’où les mesures du lendemain. Là encore, situation réglée illico hier. Ça ne se reproduira pas, promet le président. « Ça m’ennuierait de laisser penser aux auditeurs d’Inter que le Palais de Justice fonctionne comme en dictature ». 

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