Y a-t-il censure du dessin animé « South Park » en France ? C’est LE cafouillage de l’année chez Netflix !

Cartman, Stan, Kenny et Kyle, les quatre héros de "South Park"
Cartman, Stan, Kenny et Kyle, les quatre héros de "South Park"

South Park est un dessin animé culte pour adultes, né en 1997 sur la chaîne américaine Comedy central. Formidable ramassis de cynisme et de burlesque, la vie d’une commune fictive du Colorado, à travers une bande d’enfants obèses et graveleux. Leur boss, le très scato Cartman, appelle son pote « le juif », déteste les homosexuels, les hippies, les Canadiens. Et pas que.   

Début de la 23e saison aux Etats-Unis, Amazon Prime devait diffuser les 22 premières en France. Mais, gros bug, rien n’est en ligne. Netflix en profite et balance tous les épisodes à partir de la saison 15. Tous ? Un youtubeur du nom de Gordon Murdock s’est rendu compte qu’une poignée avait été caviardée. 

Par exemple, celui où l’on remet « le prix des gens les moins drôles » aux Allemands. Ou celui dans lequel la taille du pénis des enfants de South Park se trouve affichée à l’entrée du lycée. Ou encore celui dans lequel Cartman confond le syndrome d’Asperger et les « Ass Burgers » (les burgers du cul). Il monte donc un commerce de burgers parfumés dans son slip. Sinon, abonnés Netlix, vous ne saurez jamais que le premier Thanksgiving (1621) a eu lieu en présence d’extraterrestres. Ni que Jésus a utilisé des substances dopantes. Ni même que fêter Pessa’h c’est risquer une attaque du terrible « Chupaquhébreux », géant poilu féroce et cupide. 

On vous épargnera aussi les enfants de South park déguisés en Ninja pour faire fuir les SDF et leurs imbéciles de parents qui les croient membres de Daesh. 

Sommé de s’expliquer sur ces épisodes manquants, Netflix affirmait hier midi faire comme les premiers diffuseurs français de South Park, le CSA ayant (à l’époque) « considéré ces épisodes comme dénigrants pour certaines communautés ». Haut le cœur sur les réseaux sociaux et autres Twitter. 

  1. Primo : Netflix assume parfaitement le terme de « censure ». 
  2. Secundo : Netflix n’est pas soumis à la férule du CSA. 
  3. Tertio : Pourquoi dès lors acheter  « South Park », symbole du « no tabou ».

 Maxi rétropédalage de Netflix. Point de « censure » juste de mystérieux problèmes de droits tombés par hasard sur quelques épisodes et pas sur d’autres… Hum… Entre les ouin-ouin de Netflix et les ratages d’Amazon, vous savez comment ça va se terminer ? Par un bon vieux piratage de l’intégralité. Faudra pas pleurer.                  

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.