La chaine d’info CNN, que le président qualifie régulièrement « d’ennemi du peuple », refuse de diffuser deux spots républicains. Une situation assez exceptionnelle ...

Une capture d'écran d'un des clips refusés par CNN, montrant le Président Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky
Une capture d'écran d'un des clips refusés par CNN, montrant le Président Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky

C’est le New York Times qui l’annonce. Aux Etats-Unis, la publicité politique est non seulement autorisée, mais complètement dérégulée, y compris sur les chaines de télé. 13 mois avant le scrutin présidentiel, c’est tôt pour commencer à bombarder du spot. Toutefois la procédure de destitution qui vise Donald Trump accélère le tempo de la communication politique, accroît les dépenses, et fait monter le ton. 

Fait très inhabituel. La chaine d’info CNN que le président qualifie régulièrement « d’ennemi du peuple » refuse de diffuser deux spots républicains. Le premier accuse le démocrate Joe Biden d’être mêlé à des affaires en Ukraine. Et il assène : « Lorsque le président demande au procureur ukrainien d’enquêter, les démocrates veulent le destituer et leurs toutous de journalistes suivent le mot d’ordre ». Les "medias Lap dogs", les journalistes « chien-chiens » des démocrates sont dénoncés à l’image. Parmi eux, trois figures de CNN, dont Jim Acosta, chef des correspondants à la Maison Blanche, que Trump avait exclu avec fracas d’une conférence de presse. 

L’autre spot non-diffusé par CNN explique que les Démocrates cherchent par tous les moyens à invalider l’élection de Donald Trump, malgré les faits et en fabricant de fausses preuves : « Ce n’est rien de moins qu’un coup d’Etat et il faut arrêter cela ». Et puis on reprend la signature de 2016 : "I'm Donald Trump, and I approve this message"

Mais ces clips installent un nouveau gimmick visuel. Tout y est montré à travers un faux écran de télé. Comme si Donald Trump ne disait pas seulement « méfiez-vous des Démocrates », mais « méfiez-vous du vieux média qui vous les met en scène »… D’ailleurs, le président aurait déjà dépensé deux millions de dollars pour créer du trafic sur sa page Facebook où il communique non-stop. 

A ce propos, son potentiel rival Joe Biden, a demandé à Facebook de supprimer le premier spot que je vous ai cité, puisqu’il reprend de fausses accusations sur son compte.  Cela ne rentre même pas dans son programme de vérification des faits. Au nom de la liberté d’expression, Facebook refuse de toucher au discours d’un homme politique. Facebook dans la prochaine campagne présidentielle américaine ? On n’a pas fini d’en entendre parler…          

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