Le succès du football féminin pousse TF1 à augmenter ses tarifs publicitaires.

La joie de d’Amandine Henry lors du premier match France - Corée le 7 juin 2019
La joie de d’Amandine Henry lors du premier match France - Corée le 7 juin 2019 © Maxppp / ERIC BALEDENT

9,83 millions de téléspectateurs, 44% de part d’audience pour France-Corée du Sud au Parc des Princes. A quoi reconnaît-on que TF1 n’y croyait pas à ce point-là ? Ils ont commercialisé la pub beaucoup trop bas – 66 000 euros bruts les 30 secondes - et ils s’en mordent les doigts. Et ce, d’autant qu’en détaillant qui était devant sa télé ce soir-là, TF1 a fait carton plein sur ses cibles favorites. Touchés, 47% des femmes de moins de 50 ans responsables des achats (les « ménagères »), 57% des hommes de moins de 50 ans et – c’est un chiffre clé : 65% des enfants de 4 à 14 ans. Les gosses ont plébiscité le foot féminin. Or, en plus d’être des pousses au crime de la consommation, les gamins sont les spectateurs de demain. Dans tous les cas, c’est bon pour TF1. 

La régie de la Une rectifie le tir, dès ce soir, pour France-Norvège. Les 30 secondes passent à 95 000 euros bruts pendant les hymnes, 116 000 euros à la mi-temps. Les conditions de vente le précisent : les tarifs peuvent varier jusqu’à la dernière minute. Je vous le racontais la semaine dernière, lorsque la chaîne a vu dégringoler l’audience « The Voice », elle a baissé ses prix. D’ailleurs, cet engouement pour le foot féminin vient à point nommé pour le tiroir-caisse de TF1 qui a acheté les droits peu cher. A voir si à terme, la chaîne gagne de l’argent. Malgré des audience dantesques, elle en perd systématiquement lors de la Coupe du monde masculine. C’est de notoriété publique.   

Prudence, donc. Seuls les tarifs des matchs diffusés sur TF1 ont été révisés, pas ceux des plus petites affiches montrées sur la chaîne TMC (d’ailleurs, il n'y a qu’à allumer sa télé pour apercevoir que souvent les stades sont clairsemés, pour ne pas dire désertés). En outre, on n’a touché qu’aux prix des deux prochains matchs de pool. La suite reste en suspens. 

Par ailleurs, dès fois que l’idée vous viendrait de prendre une calculatrice à la mi-temps, ce soir, et de taper « + 116 000 » à chaque nouveau spot, afin de déduire le chiffre d’affaires de la chaîne à ce moment-là, je vous arrête ! L’achat de la publicité fait l’objet d’accords confidentiels ultra-négociés, traduisez carrément bradés. La télévision n’est plus la reine de la réclame qu’elle a été.      

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.