Hier, Franz-Olivier Giesbert a renoncé à intervenir dans le débat des municipales, organisé par France 3 et finalement annulé ! Franz-Olivier Giesbert est le directeur éditorial de La Provence. Le 26 février dernier, France 3 s’était déjà mise en grève contre sa venue à l’antenne. Nouveau piquet de grève, hier.

Franz-Olivier Giesbert en 2016
Franz-Olivier Giesbert en 2016 © Getty / Jean-Marc ZAORSKI

Nous ne nous opposons pas à un partenariat avec d’autres médias pour la couverture d’un rendez-vous électoral primordial

soulignent les syndicats. Mais – je vous la fais courte – pas lui.

Pourquoi pas Franz-Olivier Giesbert, ancien patron du Point nommé à La Provence par Bernard Tapie ?

Parce que Giesbert passe pour un fervent partisan de Martine Vassal, présidente du conseil départemental. Hier, La Provence titrait justement « Un boulevard pour Martine Vassal ». Or, la candidate Les Républicains mène, aux yeux du journal, la course en tête depuis des mois. 

Dans un édito daté du 13 juillet et intitulé « Le chaudron marseillais », Franz-Olivier Giesbert la décrivait déjà comme une « machine de guerre », ayant « du cran, du caractère, et maîtrisant les dossiers compliqués ». « Elle a tout pour elle, la compétence, l’aura, l’expérience », appuyait Franz-Olivier Giesbert dans ce fameux édito qui a mis le feu aux poudres. 

Le syndicat national des journalistes publiait, dans la foulée, un communiqué 

Si Franz-Olivier Giesbert souhaite militer pour tel ou tel candidat aux élections municipales, libre à lui. Simplement, qu'il le fasse dans ses livres ou dans une rubrique du journal clairement identifiée ("Parti pris" ?, "L'avis de FOG" ?), afin de ne pas engager notre titre et ses journalistes dans ses prises de position personnelles. 

Quatre organisations syndicales de France 3 Provence ont renchéri : « La venue de Franz-Olivier Giesbert nuit gravement à la neutralité que nous nous imposons chaque jour ». Re-grève, donc. Le premier piquet avait entraîné l’annulation des débats municipaux à Tarascon et Sisteron. Le second visait, le plus attendu, celui de Marseille, devant réunir hier soir sept candidats. 

France Télévisions s’est tournée vers la justice, assignant en référé les syndicats et demandant à ce que le préavis déposé soit déclaré irrégulier. La justice leur a donné raison. 

Mais la pagaille a eu raison du débat qui n’a finalement pas eu lieu. Franz-Olivier Giesbert, lui, n’avait pas attendu le jugement pour renoncer à sa participation, s’estimant, dans un texte transmis à Libération, « mis à l’index comme au temps de l’Inquisition ».  

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