Conférence de presse d’Emmanuel Macron en Inde. Le Président franchement exaspéré par la question d’une journaliste.

Emmanuel Macron en mars 2018 à New Delhi
Emmanuel Macron en mars 2018 à New Delhi © Getty / Hindustan Times

Elle lui demande sa définition du mot « privé » puisque sa visite dite « privée » du Taj Mahal s’est faite avec une nuée de journalistes. Emmanuel Macron lui répond avec mépris. Méprisables sont les journalistes car au lieu de s’intéresser aux grands enjeux, ils ne s’intéressent qu’à l’anecdote. Mépris pour ces questions qui ne portent que sur la forme, pas sur le fond. C’est une constante chez le Président de la République. 

Il n’a pas tort

L’envers du décors et le décryptage des ficelles de la communication politique se sont trop souvent substitués à l’analyse politique et ce, jusqu’à l’écoeurement. La saturation est telle que même une émission comme celle de Yann Barthès qui a largement popularisé cet angle de vue, ne le fait plus. On s’en était allé bien trop loin de ce qui fait la vie des Français.

Mais – « en même temps » – quelle fantastique hypocrisie de la part d’Emmanuel Macron qui pense et fabrique la mise en scène de son pouvoir comme personne. L’Elysée orchestrant ses signatures de textes de loi face caméras, tweettant la préparation de ses discours, youtoubant les coulisses de ses déplacements. Bref, la présidence fabrique une matière médiatique et ensuite, tape sur les médias qui en font un sujet. Bonjour, l’injonction contradictoire !

Pire, en refusant de répondre, Macron se pose LUI en défenseur de la noblesse du journalisme, quand son interrogateur – titulaire d’une carte de presse - en serait la honte. La solution que propose la sentinelle de notre profession pour remédier à sa médiocrité : fermer ses visites privées aux médias.

C’est bien connu. Pour défendre LE journalisme, le vrai, mieux vaut faire sans… LES journalistes.

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