S’il ne trouvent pas d’accord, dans une semaine, les abonnés de Free ne recevront plus la chaîne toute info. Ni RMC Story et RMC Découverte, les autres filiales du groupe Altice qui veut de l’argent en échange du droit à diffuser ses chaînes. Si Free ne paie pas, ce sera écran noir.

Un écran de télévision avec le message qu' Altice menace de retirer ses chaines gratuites BFM TV RMC SFR pour les abonnés de la Free Box (Freebox)
Un écran de télévision avec le message qu' Altice menace de retirer ses chaines gratuites BFM TV RMC SFR pour les abonnés de la Free Box (Freebox) © Maxppp / Jean-François Frey / L'Alsace

Pour le propriétaire de BFM TV, cela reviendrait à se priver de six millions et demi de foyers équipé d’une Box Free. Inimaginable. BFM est accroc à l’audience et en traque la courbe heure par heure. 

Quant à Free, ça signifierait ne plus pouvoir offrir au public la chaîne d’info la plus regardée des Français. Et ce, pile le jour de son premier débat avec les chefs de partis pour les Européennes. On s’en fiche ? Oui, un peu, mais pas les politiques, c’est une façon de faire pression. 

Sinon, BFM a une arme, une vraie : le 1er juin prochain, pour la toute première fois sur une chaîne d’info continue, la finale de la Ligue des Champions dont le groupe Altice a acheté les droits et que la loi oblige à diffuser en clair. 

Bref, Le propriétaire de BFM TV a des arguments

Face à lui, le patron de Free trouve néanmoins scandaleux de devoir payer pour diffuser, sur sa box, une chaîne de la TNT gratuite. Mais, lui répond Altice, si les gens s’abonnent à vos offres, c’est pour pouvoir regarder nos chaînes. Bref, merci TF1, premier groupe télévisuel à avoir joué ce coup de poker, l’année dernière. Les patrons de Free et de Canal+ ont fait savoir leur colère noire, mais ils ont fini par signer. TF1 a rabaissé ses exigences financières ? Peu importe, TF1 a gagné. 

En 2002, quand les opérateurs ont inventé les offres internet + téléphone + télévision, ils avaient besoin de TF1 pour montrer que la télé pouvait passer par l’Internet. TF1, de son côté, avait besoin de téléspectateurs. C’était donnant-donnant.

Aujourd’hui, ce n’est ni la chaîne qui compte, ni son support de diffusion, c’est le programme

La  foutue capacité d’un programme à nous faire choisir la télé gratuite ou payante, en direct ou en replay, dans le salon ou sur Smartphone, BFM, Canal ou Netflix… Or, ces programmes, info, séries, sport n’ont jamais coûté aussi cher. 

TF1 et BFM le savent bien. 

La pub ne les finance plus. Il faut trouver de l’argent ailleurs. Donc, faire payer les opérateurs. 

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