Sean Spicer, ancien conseiller de Donald Trump, vient de se faire éliminer de la version américaine de "Danse avec les stars".

Sean Spicer, ancien conseiller de Donald Trump
Sean Spicer, ancien conseiller de Donald Trump © Getty / Paul Archuleta

Il a perdu, tout bedonnant et transpirant, dans son costume rose saumon lamé argent. Il a échoué, en direct et en public, sur un Fox Trot. Lui, c’est Sean Spicer. La première bête noire des journalistes politiques américains sous l’ère Trump. En 2016, il arrive à la Maison Blanche comme porte-parole. C’est lui qui accuse les médias de minimiser le nombre de personnes assistant à l’investiture de Donald Trump. Passe d’arme fondatrice entre le pouvoir et la presse, un chiffre n’est plus un chiffre, une vérité n’est plus une vérité. Il démissionne en juillet 2017, après avoir comparé Bachar El Assad à Hitler, précisant que Hitler, lui, n’avait pas utilisé d’armes chimiques contre son peuple. Jamais entendu parler des chambres à gaz…

Ca n’empêche pas Sean Spicer d’arborer une cinquantaine aussi éclatante que son sourire. « Danse avec les stars » s’est ruée sur lui, dès son départ de la Maison blanche. Refus. Mais il a fini par céder cette année. Et il s’est éclaté ! Salsa ! Nul n’oubliera jamais sa chemise en plastique verte fluorescente, décolletée et froufroutée jusqu’au nombril ! Principe du jeu : le public vote pour des couples, moitié-danseur moitié-vedette, qui s’affrontent sur des figures imposées. Le show recycle moult sportifs à la retraite et acteurs de sitcom, mais tente chaque année un coup qui fera parler.   

Imaginez Sean Spicer, lui qui a été la voix de la première puissance mondiale, déchainé dans un « paso doble » en costume de toreador rouge sang. Imaginez le 45ème président des Etats-Unis envoyer un tweet de soutien au candidat : « Quel beau parcours. Nous sommes tous fiers de toi ! ». Imaginez son ancien conseiller remercier publiquement le président de l’avoir porté durant ces neuf semaines de guinche télévisée. Imaginez surtout les articles assassins publiés hier par le New York Times et le Washington Post. Les médias virés de la Maison Blanche par Sean Spicer, ce piètre danseur viré à son tour d’une téléréalité. On ne se méfie jamais assez du Fox Trot. 

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