Disney va lancer une plate-forme de vidéo sur abonnement pour concurrencer Netflix. Le 12 novembre prochain aux Etats-Unis : sur votre ordi, votre smartphone ou votre télé si elle est connectée, 7500 épisodes de séries et 500 films pour 6,99 $ par mois. Moins cher que Netflix. La guerre est déclarée.

Disney se lance lui aussi sur le marché de la plateforme vidéo
Disney se lance lui aussi sur le marché de la plateforme vidéo © AFP / Valérie Macon

Disney vise 90 millions de foyers dans le monde en cinq ans. Et prévoit d’ici-là de perdre de l’argent. Car Disney voit grand et promet, dès la première année, à ses abonnés 25 séries originales et plus de 10 longs-métrages produits sur-mesure. Qui peut résister à pareil rouleau compresseur ? 

Qui, surtout, peut aligner pareil catalogue ? Pour moins de 10 balles et en un clic, Disney met à portée du monde entier : l’empire Mickey, mais aussi celui de la Fox qu’il vient d’avaler. C’est à dire des milliers de programmes télé (Les Simpson, par exemple) et un immense studio de cinéma fondé en 1935, la 20th Century Fox

La Mélodie du bonheur, Julie Andrew, comme les plus beaux Marilyn Monroe ou les yeux mauves d’Elizabeth Taylor dans Cléopatre. C’est Disney.

Titanic, Avatar, les grand James Cameron, mais aussi La Planète des Singes, La Tour Infernale et tous les super héros Marvel : Disney. Qui a aussi son histoire.  

Et qui, avant la FOX, s’était déjà offert tous les dessins animés Pixar. Comme Toy Story, et avait racheté l’intégralité de La guerre des Etoiles et de ses dérivés… 

Je ne dis pas que tous ces titres vont se retrouver d’un seul coup sur Disney+. Mais, à terme, ils seront réservés aux abonnés Disney. Et pas aux abonnés Netflix, ni autres plates-formes concurrentes. 

Bientôt, il y aura 5 molosses américains de la vidéo sur abonnement. Ça fait des milliers de films disponibles en ligne ? Non, ça fait des milliers films réservés exclusivement à des abonnés qui ne seront plus jamais montrés à d’autres. Fini les classiques découverts ou revus en famille, à la télé, au hasard des films du dimanche soir. 

Vos enfants ne connaîtront que les films qui correspondent au catalogue de votre abonnement. Sauf si vous êtes très riches et que vous pouvez vous abonnez à toutes les plates-formes, française et américaine, mais ça coûterait beaucoup d’argent. 

On parle toujours des algorithmes qui vous enferment dans des bulles selon vos goûts et vos amis. On ne pense pas aux bulles payantes, ces abonnements qui vont cadenasser la mémoire du cinéma par pans entiers.

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