Une association aide des étudiants boursiers à passer les concours des écoles de journalisme.

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Micro © Getty / Michael Wong

C’est une sorte de classe préparatoire qu’on peut suivre en plus de ses études. Ça dure 1 an et c’est 100% gratuit. D’ailleurs, ça s’appelle « La Chance aux concours ». Parce qu’en France, avant de se demander si on va réussir un concours, il faut se demander si on a les moyens de le passer. En cause, la prolifération des cours privés qui préparent à l’entrée d’écoles… parfois publiques. Le comble ! Il faut payer pour faire partie du club qui fera des études gratuites. C’est vrai pour la médecine, (la ministre de la santé vient de donner un gros coup de pied dans ce business), c’est vrai aussi pour de nombreuses écoles d’art.

L’association "La Chance aux concours" a pour mot d’ordre « la diversité dans les médias ». 

Les candidats sont au minimum bac + 2 et ils intègrent en masse une quinzaine d’établissements publics ou privés sur le territoire, comme l’IUT de Lannion ou Sciences Po Paris. Preuve que, tout boursiers qu’ils sont, les enfants d’ouvriers, d’agriculteurs ou encore de chômeurs, feront d’aussi bons journalistes que les autres. Que voulez-vous ? La politique de recrutement des entreprises de médias est si bêtement circonscrite aux écoles de journalisme et les concours de celles-ci si bêtement discriminants socialement, qu’il faut aider les gamins en amont à faire partie des élus. « Traverser la rue ne suffit plus ». 300 journalistes professionnels s’y attellent bénévolement : à Paris, depuis 10 ans, à Toulouse, Strasbourg, Grenoble, Marseille. Bientôt, une formation commence à Rennes. Pour toutes ces villes, date de clôture des inscriptions dans 10 jours. 

Et en quoi consiste la formation ? 

Cours d’anglais obligatoires, culture générale, techniques journalistiques, concours blancs, visites de rédactions, ateliers thématiques. Chaque étudiant est suivi par un tuteur. Mais, le plus important, c’est de réviser ensemble. D’ailleurs, sur le site de "La Chance aux concours", ces jeunes qui travaillent aujourd’hui aux Echos, à Radio Classique, dans un journal américain ou à la Chaîne parlementaire, témoignent de l’importance de ce collectif. Dernier détail, et pas des moindres, l’association aide financièrement les étudiants à passer les concours. Car l’inscription aux épreuves est payante et, en plus, il faut se payer train et hôtel dans les villes où on les passe. 

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