Le chien le plus célèbre d’Internet est mort ce week-end. Revue de presse nécrologique.

Boo, un des chiens les plus populaires du net est décédé ce samedi 19 janvier de problèmes cardiaques.
Boo, un des chiens les plus populaires du net est décédé ce samedi 19 janvier de problèmes cardiaques. © (capture d'écran)

Peu de sujets mettent, en effet, NBC et L’Union l’Ardennais à l’unisson. Egalement Le Dauphiné Libéré, Paris Match, La Stampa, en Italie, La Tercera en Espagne, le Berliner MorgenPost, la BBC Brasil et l’édition turque de Sputnik

Boo, petit chien blanc et roux, aux papattes douces et dodues, désigné par sa maîtresse « chien le plus mignon du monde » est mort samedi. En deuil, ses 17 millions de fans sur Facebook et 600 000 abonnés sur Instagram. 

Boo ne s’est pas fait seul

Il appartenait à Irene Ahn, une employée de Facebook, bien placée, donc, pour construire et exploiter la notoriété de ce loulou de Poméranie dont le livre (oui, Boo a sorti un livre) a été traduit en dix langues. 

En 2012, Anderson Cooper, star de l’info, avait démenti la mort de Boo sur CNN. Cette fois, le cœur de Boo a lâché pour de vrai. Il n’aurait pas survécu au décès de son meilleur ami Buddy, il y a un an et demi. Tout cela est expliqué très sérieusement dans le faire-part publié par Irene Ahn qui en profite pour remercier les « fantastiques médecins, thérapeutes et les équipes de l’hôpital vétérinaire ». Dans un pays qui menace chaque jour la maigre couverture santé dont bénéficient les citoyens, ça fait mal… Ou pas.

Boo est venu grossir la cohorte des kawaï d’Internet, ces créatures dont les Japonais ont fait une catégorie à part entière : petites, rondes, vulnérables, adorables qui demandent de l’amour et qui en suscitent. Beaucoup de chat, des millions de chats, font le job en vidéo sur les réseaux sociaux. Comme autant de capsules libérant une dose d’amour sur simple clic. La kyrielle de nécrologies de Boo remplit cette fonction-là pour les médias. Produire un contenu viral tout en marquant une pause câlin dans l’actualité.

Reste à comprendre si Boo parle de nous

Sa maîtresse signe le long faire-part : "Boo’s humans", "les humains de Boo", remettant l’animal au centre. 

Mais qu'a-t-elle raconté depuis tant d’années à travers les images du chien sinon elle-même, voire le meilleur d’elle-même ? 

Ainsi va le bestiaire d’Internet, voué à éclipser les hommes pour mieux se réconcilier avec l’humanité

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.