Hier est mort John Clarke, interprète de l’un des personnages phares du feuilleton « Des Jours et des vies", diffusé depuis 1965 aux Etats-Unis.

L'acteur américain John Clarke est décédé à 88 abs
L'acteur américain John Clarke est décédé à 88 abs © Getty / Michael Ochs Archives

Pendant près de 40 ans, John Clarke a en effet joué Mickey Horton, du clan Horton, pilier de ce soap opéra à l’écran depuis 1965 aux Etats-Unis. Seul « General Hospital », 14 637 épisodes, est plus ancien. De la télévision, je vous parle des doyens.

« Des jours et des vies ». Une sinistre ville de pacotille dans le Mid-West, Salem, où n’ont pas fini de s’écharper les familles Horton et Brady. Résumé de l’épisode – au pif - 3884 : « Alex demande à Patrick de tuer John le soir-même. Bo et Billie annoncent à Chelsea que la date de son procès a été avancée. Ils ne préviendront pas Hope. Frankie est furieux. Jennifer parle de son sentiment de culpabilité à Maggie qui l’encourage à refaire sa vie ». Bon…

Attention, gros divulgâchis, à la saison 50, Bo meurt

Attention, je divulgâche encore, en 2014, Will et Sony se sont mariés… (deux garçons !). Mais la ménagère française n’a jamais pu savourer l’issue de cette romance car France 2 avait 8 ans de retard sur la chaine américaine ABC et a supprimé le feuilleton en 2016. Une pétition pour le retour de la série, sur mesopinions.com, a recueilli 10 signatures. Une autre 117 signatures pour sa reprise par le groupe sur M6.

Aux Etats-Unis, « Des jours et des vies » s’avère une telle institution qu’en son nom se sont souvent enchevêtrés le réel et la fiction. Il y a 15 ans, Donald Trump jouait son propre rôle dans le feuilleton. Apparition aujourd’hui parodiée à l’infini par une émission d’humour du samedi soir. Inversement, Joey, héros fictif de la série « Friends », joue un acteur de « Des jours et des vies ». Mystère d’identification à un soap qui n’est le miroir que de lui-même.  

Mystère de longévité d’un soap qui avait vieilli avant d’être vieux. La clé se trouve dans le sablier. Oui, le sablier en simili technicolor emblème du générique, symbole de l’inexorable glissement du temps vers le néant. Mais symbole, aussi, de son renversement. Des jours, des vies et des cycles à l’infini.  

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.