Les radios françaises, publiques et privées, généralistes et musicales, unissent leurs forces sur une même plateforme numérique pour exister sur les enceintes connectées souvent configurées par des géants du net comme Google ou Amazon.

Face à l'arrivée des enceintes connectées souvent configurées par des géants d'Internet les radios publiques et privées françaises s'allient pour en être
Face à l'arrivée des enceintes connectées souvent configurées par des géants d'Internet les radios publiques et privées françaises s'allient pour en être © Getty / MR.WUTTISAK PROMCHOO

C’est une première, parce que les stations privées sont en concurrence frontales et que, sur certains dossiers – comme le droit à la publicité - publiques et privées s’avèrent des adversaires acharnées.

Qu’est-ce qui les a décidées à s’allier ? La mort du transistor ! 

Objet sympathique que vous êtes encore nombreux à posséder, mais objet que les jeunes n’achètent plus – ils nous écoutent sur leurs téléphones – donc, objet que leurs enfants regarderont comme les miens scrutent une pellicule Kodak ou un magnétoscope Telefunken… ne comprenant absolument pas à quoi ça a pu servir.

Qu’est-ce qui remplace le transistor, alors ? Des enceintes capables non plus de capter des ondes radioélectriques, mais de se connecter à Internet. Enceintes que l'on retrouve dans nos cuisines comme dans nos voitures, où elles se substituent aux autoradios. Vous cliquez ou vous formulez une requête orale - « dis Siri… » - et hop ! Elles vous font entendre bien plus que la bande FM sur laquelle vous aviez l’habitude de naviguer, à savoir des sons venus du monde entier. De ce fait, RTL et Fip, Virgin Radio et RMC, Skyrock et France Info ont un seul et même enjeu : en être !!!    

Encore faut-il que les constructeurs automobiles, type Toyota ou Peugeot, les fabricants d’enceintes, type Bose ou JBL, et ceux qui configurent ces enceintes, type Google ou Amazon, en aient quelque chose à faire de nous, microbes franco-français archi fiérots de nos audiences. Le constat est partagé par tout le marché : qu’on soit Radio France ou le puissant groupe RTL, seul, on ne pèse pas lourd dans la négo face à ces industriels transnationaux. En outre, on voit arriver des intermédiaires commercialisant nos programmes sans faire remonter les pépètes, ni les données d’écoutes et surtout, manœuvrant en toute opacité. Pourquoi les laisser décider des stations qui auront à l’avenir droit de citer ?

D’où l’idée de réunir toutes les radios françaises (il manque seulement les radios associatives) au sein d’une offre numérique groupée

Si on en veut une, on les prend toutes. Impossible de diviser le marché. L’offre est gratuite, comme ça nul ne se sucre sur notre dos et surtout, elle est disponible sur un support technologique anglais, Radio Player, qui fonctionne déjà dans une dizaine de pays. Ca évite à un constructeur automobile, par exemple, d’avoir à concevoir un modèle spécifique pour la France.

Comment les radios s’organisent pour ne pas disparaître avec le transistor :  Acte I.

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