Le sénateur républicain Mitt Romney s’est fait prendre la main dans le sac avec un faux compte Twitter…

Quand les célébrités se cachent pour twitter
Quand les célébrités se cachent pour twitter © Getty / d3sign

Depuis huit ans, cet homme politique américain, se faisait appeler Pierre Delecto, un citoyen lambda – peu suivi - qui défendait les positions de Mitt Romney et dénigrait celles de Donald Trump. Etrange ces affaires de pseudos sur les Réseaux sociaux… Franchement, Mitt Romney a plus de deux millions d’abonnés à son vrai compte sur lequel il blâme déjà très librement Donald Trump. Et puis, Romney, ancien candidat à la présidentielle, est souvent interviewé sur la chaine Fox News et toujours le bienvenu s’il veut polémiquer encore plus. Alors pourquoi ce petit compte tout pourri et tout caché ? 

Question que l’on pourrait aussi poser à Marine Le Pen. Son alias, Anne Lalanne, fut révélé il y a deux ans et lien avait été fait avec un compte : « @enimar68 » (anagramme de Marine et date de naissance) qui ressemblait à celui d’une fiévreuse militante de base du Front National. En fait, c’était la présidente qui tweetait, piquant les médias et parlant souvent d’elle-même ! 

Et l’acteur Lorànt Deutsch féru d’Histoire de Paris et de monarchie ? Démasqué par les journalistes de Buzzfeed. Sous le nom de La Cathelinière, il se défendait lui-même bec et ongle face aux critiques des historiens de métier. Et profitait de sa fausse identité numérique pour se répandre en insultes, propos sexistes, trucs zarbis sur le Bataclan. 

Et le basketteur Kevin Durant, la super méga star de la NBA ? Il avait un masque sur Twitter pour régler ses comptes et aboyer jour et nuit que son basketteur préféré, Kevin Durant, était un génie. Mais à quoi bon ? Le gars a, sous son patronyme réel, 18 millions d’abonnés, et la planète se prosterne à ses pieds ! Et bonjour le ridicule quand ça s’est su… 

Qu’ont-ils en commun ces Romney, Le Pen, Deutsch, Durant et autres personnalités qui twittent cachées ? D’avoir à leur portée des médias encourageant la transgression et les éclats de voix, de s’en servir abondamment, mais de leur ajouter un soupçon d’anonymat. Pas « je suis moi et je dis ce que je veux », non, un petit shoot de « je ne suis personne et je vous emmerde ». Revenir à l’ombre et à la poussière. A ceux qui disent sans jamais rien faire. Le quart d’heure de célébrité à l’envers. 

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