Kellyanne Conway, la conseillère en communication de Donald Trump, démissionne. Claudia, sa fille de quinze ans, l’accuse d’avoir "ruiné sa vie".

Kellyanne Conway quitte la Maison Blanche. Un feuilleton américain suivi.
Kellyanne Conway quitte la Maison Blanche. Un feuilleton américain suivi. © Getty / Jahi Chikwendiu/The Washington Post

Ainsi la délicieuse Kellyanne Conway ramasse-t-elle les morceaux d’une famille sacrifiée à la zinzinerie médiatique qui entoure la Maison Blanche. Cette femme, vous la connaissez : un serpent à sonnette peroxydé monté sur stilettos, une machine de guerre qui ne se démonte jamais, vomit les journalistes, invoque à tire-larigot le « massacre de Bowling green », tuerie qui n’a jamais eu lieu, et qui peut se targuer d’avoir inventé l’expression « faits alternatifs » pour qualifier les informations de CNN. Bref, ce que la politique américaine a produit de plus détestable depuis l’émergence d’un Donald Trump que Kellyanne a défendu en toutes circonstances, sur tous les plateaux, devant tous les micros, envers et contre… son propre mari.

George Conway, un type aussi petit, rond et brun que son épouse est grande, sèche, blonde et musclée. Mais un avocat aussi réac qu’elle est à droite. Lui aussi a soutenu la première campagne de Trump. Il a même été pressenti au ministère de la Justice. Ça ne s’est pas fait. Et il est devenu le pire détracteur du chef d’Etat que conseille sa femme. George donne très peu d’interviews, mais crible Twitter d’attaques ultra-virulentes. Le président l’ayant surnommé, en retour, « le mari de l’enfer ». À Washington, on se régale des apparitions du couple en smocking et robe longue aux « photo calls » des soirées officielles. À Washington ? La capitale américaine est devenue télé-réalité suivie par le monde entier.

Claudia Conway avait-elle d’autres choix que d’entrer à son tour dans la danse médiatique pour se faire entendre de ses parents ? Sur Twitter et TikTok, où sa chevelure platine, son allure ultra-sexualisée, et son célèbre patronyme cumulent 1 million d’abonnés, la gamine démonte Trump, comme son père, mais aussi sa mère qu’elle dit accrochée à son job par égoïsme, courant derrière l’argent et la gloire, malgré la souffrance de ses quatre enfants. D’ailleurs, l’ado demande une émancipation légale pour en finir avec sa famille.

Communiqué de Kellyanne Conway : elle jette l’éponge et rentre à la maison où il y aura, promet-elle, « less drama, more mama », « moins de drame, plus de mam’ ». Dommage, on commençait à bien s’amuser.       

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