Les tweets du rappeur américain Kanye West suscitent des commentaires dans tous les journaux, en France et aux Etats-Unis.

Kanye West, l’un des mecs les plus influents de la planète, marié à une créature médiatique, Kim Kardashian. Il compte 27,9 millions d’abonnés à son compte Twitter, lui n’en suit qu’un seul : sa femme ! Kanye West, l’homme qui chante « Je suis Dieu », avant de plonger dans une dépression profonde, de se retirer des réseaux sociaux. Il y réapparait le 14 avril. Jack Dorsey en personne, fondateur de Twitter, lui souhaite « bon retour ».  

Depuis, Kanye West poste des photos de son fils, d’architecture épurée, des trucs marrants sur sa voiture, des rafales d’adages fumeux. Ca va de « Parfois, il faut se débarrasser de tout » ou « l’artiste transforme la tragédie en beauté » à « Je suis bon au ping-pong » ou bien « Etre grand, c’est être incompris », puis, « Je n’ai plus de patron depuis longtemps, je ne peux être dirigé ». On croirait du Nicolas Demorand dans le texte. Non, pur Kanye West. 

Jusqu’à ce que cette gigantesque pop star arbore la casquette « Make America great again » et publie à propos de Donald Trump : « Nous avons tous les deux une énergie de dragon. C’est mon frère ». La presse américaine sursaute. Trump répond : « Thank you Kanye ! Very cool ! ». Depuis, le monde joue au chat et à la souris avec Kanye. L’artiste noir poste aussi : « Obama a été aux affaires huit ans durant, rien n’a changé à Chicago ». Chance The Rapper, proche de Kanye écrit, lui, en même temps : « Les noirs ne sont pas obligés d’être démocrates ». Séisme sur la Toile. Enorme vanne ? Provocation ? C’est possible. Kanye West reprend : « Je ne suis pas d’accord avec tout ce que fait Trump. Je ne suis 100% d’accord avec personne sauf avec moi-même ».  

Bref, les uns le pensent devenu incontrôlable, quand les chaines info ont sur-couvert ce soudain ralliement à Trump. En attendant, Kanye West brouille les cartes de la promo à un mois de la sortie de son album. On n’est pas à l’abri d’un énorme coup marketing ou même d’une œuvre collective, fragmentaire, numérique. Le coup de force, en tous cas, est d’avoir hier occupé la totalité de la scène médiatique américaine.    

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Kanye West © AFP / Neilson Barnard / GETTY IMAGES NORTH AMERICA
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