Hier, Henri Guaino a dû renoncer à son édito quotidien dans la matinale de "Sud Radio". Quid de Roselyne Bachelot à "LCI", Edouardo Ryhan Cypel sur "Radio Nova", Jean-Pierre Raffarin chroniqueur chez Delahousse ou encore Raquel Garrido chez Ardisson ?

Hier, Henri Guaino a dû renoncer à son édito quotidien dans la matinale de "Sud Radio"
Hier, Henri Guaino a dû renoncer à son édito quotidien dans la matinale de "Sud Radio" © AFP / Lionel Bonaventure

Guaino, l’érudit barbon qui aime à pourfendre la langue de bois – enfin, quand ça l’arrange – déclarait ceci sur BFM TV à propos de Nicolas Sarkozy, le président qu’il a servi : 

Était-il absolument nécessaire de le mettre en garde à vue si longtemps, était-il absolument nécessaire de le mettre en examen ? J'espère que les juges l'ont fait en ayant beaucoup d'éléments pour prendre une telle décision. Mais je ne peux pas m'affranchir d'un doute.

Et là, le patron de Sud Radio prend conscience qu’il a embauché, en lieu et place d’un journaliste, un homme politique. Certes, retiré des affaires, mais trente années au service de la droite et un mandat comme conseiller spécial à l’Elysée, ça ne s’efface pas comme ça. Guaino dénonce une « police de la pensée ». Sud Radio découvre un peu tard ce qu’on appelle le « mélange des genres »

Souvenez-vous, en septembre dernier. Guaino n’était pas le seul politicien à se reconvertir dans les médias, à l’instar de Roselyne Bachelot qui fut la première à franchir le pas et qui trône en majesté sur LCI. Que sont devenus tous les autres, 7sept mois après la rentrée ? 

Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre, proclamé dans le « 19H le dimanche » de Laurent Delahousse, y brille surtout par son absence. Edouardo Ryhan Cypel, ex-porte-parole du PS, n’a pas fait long feu sur Radio Nova. Pas de quoi imprimer une marque idéologique, ni semer la confusion. Les médias ont surtout joué l’effet d’annonce. Quant au secrétaire d’Etat socialiste, Thierry Mandon, il a bien pris la tête du nouveau magazine « Ebdo ». Il y est toujours. Mais c’est « Ebdo » qui, faute de lecteurs, n’est plus.  

Reste le cas de la très bruyante militante de la France Insoumise, Raquel Garrido, recrutée par Thierry Ardisson dans le débat le plus zinzin et le plus foutraque de la télé française.

Garrido, publiquement identifiée comme voix de Jean-Luc Mélenchon, posant une question en conférence de presse à Matignon au nom d’une chaîne de télévision. Le bazar fut tel qu’elle renonça à toutes ses activités politiques, pour ne se consacrer à qu’à sa présence médiatique. Excellente tactique. Elle porte les idées de son parti dans une émission populaire et on ne peut plus lui reprocher. 

Bilan des courses. Le mélange des genres a vite été démêlé. Comme dirait oncle Thomas (Legrand, de son état) : "Ben oui, éditorialiste, c’est un métier".

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