C’est la révolution en Italie : le football ne sera plus diffusé à la télévision mais sur Internet, par une sorte de Netflix du sport.

Et le football italien s’en va sur Internet !
Et le football italien s’en va sur Internet ! © AFP / BRUNO FAHY / BELGA MAG

La « Serie A », les vingt meilleures équipes du « calcio » Italien, l’un des championnats les plus admirés au monde. L’Inter de Milan et la Juv à couteaux tirés. Des téléspectateurs globalement vieillissants mais bien plus nombreux et fidèles qu’en France. Surtout, des commentateurs télé plus partisans et plus acharnés que les supporters eux-mêmes…

« Ibra la messa », Ibrahimovic l’a mise ! Pas un Italien qui n’ait grandi avec l’image et le son du ballon rond sur petit écran. Au terme d’un appel d’offres à suspens, et pour la première fois de son histoire, le calcio ne sera quasiment plus diffusé sur des chaines de télévision traditionnelles. C’est Dazn qui a remporté la plupart des matchs. Il s’agit d’une plateforme internet, sorte de Netflix, créé par des Anglais en 2015. Netflix se présente comme une grosse bibliothèque dans laquelle on entre sur abonnement. On y consomme tous les films, les séries et les documentaires qu’on veut, quand on veut. Sur Dazn, on paye match par match et, grande différence, on regarde des évènements en direct… 

Dazn s’est vaguement porté candidat au rachat des droits TV du foot français. Mais la plateforme n’est pas pressée de grossir chez nous. En revanche, carton plein en Italie ! Dazn aligne 840 millions d’euros par an. Problème : selon les Echos, 60% des foyers italiens n’ont pas l’Internet à haut débit. Comment voir le championnat, alors ? Soit le public est coupé du sport national et l’affaire vire au drame, soit ce deal historique favorise une accélération de la fibre optique en Italie. C’est le pari que fait Telecom Italia qui aide Dazn à payer la facture et distribuera la plateforme sur ses box. 

Les Italiens font parfois les bons choix. En 2018, le groupe hispanico-chinois Mediapro avait raflé le foot local. Très vite, les clubs se sont méfiés et ont repris leurs droits. Cette année, ils ont vite éliminé cet opérateur beau parleur qui a flingué le football français. On aurait dû écouter les Italiens !

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