La veuve de Steve Jobs, fondateur d’Apple, rachète des médias.

Laurene Powell Jobs, veuve du cofondateur d'Apple Steve Jobs, lors d'un festival dédié aux nouvelles technologies à San Francisco (20 septembre 2017).
Laurene Powell Jobs, veuve du cofondateur d'Apple Steve Jobs, lors d'un festival dédié aux nouvelles technologies à San Francisco (20 septembre 2017). © Getty / Steve Jennings

Laurene Jobs s’est emparée du magazine The Atlantic où elle a recruté 100 personnes. Elle a investi également dans deux sites d’info et dans de remarquables médias à but non lucratif comme Prorepublica ou The Marshall Project. Là, elle avale le California Sunday Magazine, hebdomadaire d’enquête bardé de prix. 

Encore des milliardaires de la Silicon Valley qui s’offrent les prestigieux journaux du vieux monde. Le patron de Salesforce a repris le Time Magazine, celui d’Amazon le Washington Post. Toujours la même histoire. Sauf que c’est une femme et une femme héritière, figure discrète, mais figure qui a compté dans le monde de la presse, c’est-à-dire là où, durant des décennies, on n’attendait pas les femmes. Sauf, surprise, à la faveur d’une succession. 

En Amérique, Jane Bancroft Cook hérite de la Dow Jones Company familiale et se meut en éditrice du Wall Street Journal. Kay Graham, vous connaissez ? Elle se retrouve propriétaire du Washington Post après la mort brutale de son mari. Le « Watergate » et les « Pentagon Papers » ? C’est elle. La plus impressionnante vit toujours, en Allemagne. Liz Mohn, à la tête du groupe Bertelsmann, soit RTL, M6, les éditeurs Random House et Grüner & Jahr. Liz a 17 ans lorsqu’elle rencontre le patron. Elle est standardiste et priée d’attendre 25 années dans l’ombre pour pouvoir l’épouser. Au décès de son homme, elle s’avère une dirigeante hors-pair régnant sur un groupe de 120 000 personnes.  

En France, Evelyne Prouvost fait honneur au patronyme de son grand-père Jean, génial inventeur de Marie-Claire et Paris Match. Sa petite fille fut une redoutable patronne de presse féminine. Quant à Marie-Odile Amaury, elle pilote encore fièrementL’Equipe, France Football et le Tour de France, après avoir revendu Le Parisien-Aujourd’hui en France qu’elle a hérité de son mari. 

Revenons à Laurene Jobs. Steve lui a laissé 19 milliards de dollars. S’orienter vers la presse, plus la production radio et télévision, c’est sa décision à elle. Enfin… dans la succession de Steve, il y avait ses parts de Apple, bien sûr, mais aussi de Disney. Un empire. Laurene Jobs est déjà une magnat des médias.  

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