Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, était l’invité de Cyril Hanouna. Séquence ahurissante.

Et que j’te fais tomber la veste et déboutonne la chemise sur une musique de strip-tease pour laisser éclater le maillot de l’OM caché dessous. Et que j’te délire sur la « poule à Casta », gallinacé offert par le Premier ministre. 

Jeudi dernier, Christophe Castaner est le troisième ministre à venir sur le plateau de Touche pas à mon poste. On peut mettre à part Sophie Cluzel, chargée du handicap, parce qu'Hanouna est le seul des producteurs à se bouger comme ça pour sortir le handicap de son invisibilité. Mais trois ministres chez lui, c'est du jamais vu sous François Hollande et avant, sous Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, Emmanuel Macron y a fait lui-même irruption deux fois, en duplex ou par téléphone, notamment le soir de son anniversaire. Hanouna lui avait envoyé à l’Elysée une palanquée de sosies de Marylin Monroe ! 

Tout cela est calculé. Le plateau de « TPMP » confère à la macronie une audience large, jeune, féminine et populaire, portée par une puissance inégalée sur les réseaux sociaux. Mais bon, c’est aussi s’associer à une émission capable de dérives calamiteuses, même si Hanouna s’attache à les contenir au maximum cette année. 

Donc cela va au-delà du simple calcul en terme de cible et d’impact. Il y a bien plus d’affinités qu’on ne le croit entre un Emmanuel Macron et un Cyril Hanouna. Je ne parle pas de leur relation, mais de leurs ressemblances. Ils sont tous deux progressistes et conservateurs à la fois. D’un côté, on casse les codes, de l’autre, on prône le travail et la famille avec force morale. Ils affichent une même culture de la gagne, férocement individuelle, très libérale. 

Dans la forme, ils sont aux deux extrêmes : le garçon bien élevé, descendu des écoles de l’élite et le bouffon désinhibé qui s’est hissé des quartiers. En réalité, même culot monstre, même soif de conquête au même âge et même obsession du contrôle quasi pathologique. Ils déploient tous deux une autorité sans partage sur leurs troupes, quitte à mettre en scène l’humiliation si nécessaire.

C’est marrant, quand je pense aux médias qu’on a accusés de rouler pour Macron… peut-être qu’on n’a pas regardé les bons. 

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Emmanuel Macron © AFP / Ludovic Marin - Cyril Hanouna © AFP / Joël Saget
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