L'actrice américaine Jennifer Lawrence, s’est fait pirater des photos intimes il y a 7 ans. Elle dit vivre avec ce traumatisme.

Bigard Magazine
Bigard Magazine © Capture d'écran depuis Twitter

Parce que cette série de nus n’a jamais disparu du Web et que les clichés volés resurgissent à tous moments. Jennifer Lawrence se voit donc condamnée à être matée n’importe où, n’importe quand, dépossédée de sa nudité par des yeux qui estiment que – du moment que c’est à disposition - il n'y a qu’à se servir. L’actrice vient de donner une interview à « Vanity Fair ». Elle précise que, récemment, quelqu’un s’est permis d’exploiter ces images en France.

A qui fait-elle référence ?

A Jean-Marie Bigard, humoriste, figure du mouvement antivax, complotiste à ses heures, mais aussi rédacteur en chef. Au mois de juillet paraissait « Bigard Magazine », « 200 blagues pour l’été, pour rigoler sur la plage, avec des belles filles ». Au centre du journal, la rubrique « coup de cœur » de Jean-Marie Bigard. Des femmes nues assorties de commentaires salaces, voire dégueulasses. Parmi elles, 5 photos volées de Jennifer Lawrence, légendées de la manière suivante : 

« Rien qu’avec Jennifer Lawrence sur sa banquette, j’ai joui trois fois ».

Vu le tollé que ça a provoqué, Bigard s’est empressé de faire savoir qu’il avait vendu son nom et fait la promo du canard sans savoir ce qu’il contenait. Médialyd, la petite société éditrice de ce torchon, vient en revanche d’être condamnée en justice à verser 20 000 euros de dommages à Jennifer Lawrence. Elle a fait appel de la décision. Bigard, lui : pas vu, pas pris.

C’est marrant, à sa sortie, « Bigard Magazine » était présenté comme un hors-série du bimestriel érotique « KING ». Cette publication avait, l’été précédent, mis Lola Marois Bigard (la femme de) fesses à l’air en couverture sous le titre « La Première Dame ». Je vous rappelle que l’humoriste faisait alors courir le bruit d’une candidature. Mais bon, tout cela ne le regarde pas…

Jennifer Lawrence, elle, vit dans la hantise de ces parutions sans scrupules qui se repaissent de photos piratées. Comme elle, une kyrielle de stars – dont Avril Lavigne, Selena Gomez, Winona Rider ou encore Rihanna - s’étaient fait hacker leurs données en 2014, via ICloud, le système de stockage d’Apple. Mais très rapidement, sur les forums où les pirates commençaient à livrer leur butin, c’est le nom de Jennifer Lawrence qui est arrivé en tête des requêtes. Son nom que « Bigard Magazine » a bombardé en couverture. En marketing, on appelle cela « un produit d’appel ». Jennifer Lawrence parle, elle, d’un abus sexuel.

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