Fers à lisser, petits hauts, manettes de gaming... Tout est présenté avec force sourire, mise en scène de soi, jeux concours et codes promo, l’internaute se précipite. Sur les réseaux sociaux, les influenceurs se font épingler pour publicité déguisée…

Les influenceurs et la publicité
Les influenceurs et la publicité © Getty / Streetstyleshooters

Qu’est qu’un influenceur ? 

Un terme qui englobe toutes personnalités usant de sa notoriété auprès d’une communauté pour la convaincre d’acheter un produit ou… de faire un voyage à Dubaï. Ça va de Kim Kardashian, 253 millions d’abonnés sur Instagram, à Bidulus et Bidulette, suivis par une poignée de clampins sur Snapchat. Souvent, Kim Kardashian et les Bidulus ont en commun d’avoir acquis de la notoriété grâce à la téléréalité. Je dirais même qu’aujourd’hui « influenceur » devient le principal débouché de la téléréalité.

Tous les gars et les filles des « Chtis », des « Marseillais » et des « Anges » sont entre les mains d’agents qui font l’intermédiaire avec des marques et des services : implants capillaires en Turquie, dents blanches en Hongrie, liftings du vagin, tricycles pour enfant, Fiat 500, coupé Volvo, etc…  

Tout est présenté avec force sourire, mise en scène de soi, jeux concours et codes promo, l’internaute se précipite. 

Ainsi, l’influenceur fait-il son beurre. Le problème est que - parfois - on ne comprend pas bien si Bidulus ou Bidulette a vraiment eu un gros coup de cœur pour le fer à lisser ou s’il est rémunéré pour le vanter, car le partenariat n’est pas mentionné.

Ce flou contrevient à la loi et entraîne jusqu’à 300 000 euros d’amendes et deux ans de prison

Même l’immense Nabilla s’est fait alpaguer par la répression des fraudes pour pratiques commerciales trompeuses, après avoir publié une story sur Snapchat faisant la promo d’un site boursier et d’une crypto-monnaie, sans le déclarer. 

Bruno Lemaire, ministre de l’économie, s’en était mêlé. Cet été, Nabilla a négocié le montant de son amende avec Bercy et publié un communiqué affirmant qu’il était bon de voir l'État fixer des règles à ce nouveau domaine d’activité : l’influence.

Un rapport de l’ARPP, l’organe qui régule la publicité, montre que l’essentiel des manquements provient en effet des micros-influenceurs, ces comptes peu suivis qui passent sous les radars : ces ados qui testent des jeux vidéo, ces gourmets qui recommandent des restos, ces mères de famille qui déballent leurs courses, ces fans de mode ou de cosméto. 

Autrefois, tous auraient tenu des blogs. Aujourd’hui, ils publient leurs impressions sur les réseaux, avec plus de photos et moins de mots. Un quart d’entre eux masquent leurs activités publicitaires.          

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