Ce week-end les activistes écologistes d’Extinction Rébellion ont multiplié les actions contre les journaux britanniques.

Ils n’y ont pas été de main morte, déversant 7 tonnes de fumier devant le siège du « Daily Mail » ! Rappelons qu’Extinction Rébellion est un mouvement né en Grande-Bretagne, il y a 3 ans. Le mouvement – qui a essaimé des branches partout dans le monde - prône la désobéissance civile spectaculaire, mais non violente. Leur objectif ? La reconnaissance de la gravité des crises climatiques.

Au « Daily Mail », les militants ont couvert de banderoles un échafaudage à l’extérieur du bâtiment. Puis, ils ont visé un autre quotidien, le « Daily Telegraph », avec un second camion rempli de purin, mais se sont fait intercepter par les forces de l’ordre en cours de route. 23 personnes ont été arrêtées. Pendant les interpellations, Extinction Rébellion inondait les réseaux sociaux de vidéos les montrant arrosant de peinture le siège d’autres journaux encore, appartenant cette fois à Rupert Murdoch.

Pourquoi ? Pour dénoncer le traitement « malhonnête » et « biaisé » que lui réserverait la presse à l’urgence climatique. Le groupuscule dénonce sans relâche l’uniformité des points de vue sur le sujet. Ce n’est pas la première fois, en effet, qu’Extinction Rébellion cible les journaux anglais et, à travers eux, les 4 grands groupes qui se partagent 68% du marché le marché de la presse. Celui-ci dénonce à raison – me semble-t-il – les effets de la concentration des médias qui met à mal le pluralisme, donc les contre-pouvoirs face aux conflits d’intérêts politiques et économiques. Dommage, cependant, que le mouvement ait rebaptisé pêle-mêle ces groupes de presse  « the four crooks », « les 4 escrocs ». Dommage qu’il entretienne un climat complotiste, ne voyant plus dans les journaux que l’émanation de « mensonges » et d’une « corruption » entretenus par le système.   

L’année dernière, Extinction Rébellion avait – dans trois régions britanniques - ciblé les imprimeries des principaux titres anglais. Un blocus non-violent, constitué d’activistes enchaînés aux roues des camions de livraison ou aux portails des dépôts de journaux, au cri de « Libérez la vérité ». Action condamnée par la classe politique, tous bords confondus, estimant « inacceptable » de confisquer ainsi l’accès à l’information.  

L'équipe
Contact
Thèmes associés