Hier, Facebook a franchi le cap symbolique des 1000 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Campus Facebook à Menlo Park en Californie.
Campus Facebook à Menlo Park en Californie. © Getty / Christoph Dernbach/picture alliance

L’entreprise est cotée à New York. Son action a grimpé après qu’un juge fédéral a rejeté les plaintes de 48 États et de l’autorité de la concurrence américaine accusant Facebook d’abus de position dominante. Si ces plaintes avaient été recevables, Facebook aurait dû vendre ses deux pépites, les réseaux Instagram et WhatsApp. 

La menace s’est éloignée, le cours s’est envolé

  • 1000 milliards de dollars. Comment faire pour vous donner une idée ? C’est l’équivalent du PIB du Mexique ou des Pays-Bas.
  • 1000 milliards de dollars. Cette somme extravagante, Facebook ne la possède pas et ne la touchera pas. Elle correspond au nombre de titres en circulation multiplié par le cours de l’action. On appelle cela une valorisation.  
  • 1000 milliards de dollars. Apple (la petite pomme arc-en-ciel) vaut deux fois plus, 2000 milliards depuis l’année dernière. Et VISA (le petit logo sur vos cartes bleues) vaut deux fois moins, 500 millions de dollars.
  • 1000 milliards de dollars. A part la compagnie pétrolière saoudienne, seules des entreprises issues des nouvelles technologies valent plus que ça : Apple, donc, Microsoft, Amazon, Alphabet, la maison mère de Google. Voici que Facebook les rejoint dans ce club très fermé des 1000 milliards. Ca tombe bien, un acronyme les avait déjà réunies : les « Gafam ».
  • 1000 milliards de dollars. Les Gafam sont américaines. Voilà qui renforce l’ultra-domination des Etats-Unis sur la planète boursière.

Cela va-t-il durer ? Pas sûr. La plainte – fort dommageable – dont s’est débarrassée Facebook date de 2020, sous l’ère Trump. 

Un président qui s’est bien gardé de réguler ses outils de tapage préférés. Joe Biden est arrivé. Il vient de nommer à la tête de la Federal Trade Commission, l’autorité de la concurrence, une brillante juriste de 32 ans, du jamais vu.

 Elle s’appelle Lima Khan, professeure de droit à l’université de Columbia, et s’avère, malgré son jeune âge, déjà précédée par sa réputation, une féroce critique des monopoles exercés par les Gafam. 

 Sous la nouvelle houlette de Lima Khan, la Federal Trade Commission a 30 jours pour reformuler la plainte qui vient d’être retoquée. Elle pourrait faire mouche. Par ailleurs, les démocrates américains multiplient les textes de loi visant à contraindre les géants du numérique. Exactement comme le font, en ce moment, les commissaires européens.   

1000 milliards de dollars. Une position hégémonique, une cible politique.

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