Ce matin, un édito sur LR !

Il faut bien ! Service public ! Donc, la compétition pour la tête de LR entre messieurs Jacob, Larrivé et Aubert… Le 1er, costume sombre, est libéral-conservateur. Le 2nd, complet bleu-nuit, est conservateur-libéral... Le 3ème, Julien Aubert, veste, pantalon et cravate gris foncé, est un peu plus à droite que les deux premiers… Jacob est plus rural, Larrivé plus techno... Les trois, après avoir fait rire des salles entières en se payant la tête des bobos et de leurs lubies écolos, se disent tous, devant l’évidence, pour une écologie moderne, non punitive. Ce n’est pas les rapports du GIEC qui les ont convaincus mais plutôt leur ami Eric Woerth, alpiniste émérite qui redescend des glaciers fin aout, ces dernières années, effaré de les voir disparaître ! Tous trois postulent pour le poste de patron de LR auprès de ses quelque   dizaines de milliers de militants (moyenne d’âge tenue secrète) dont 30% sur la Côte d’Azur. Ces derniers rêvent que les ‘R’ de LR et du RN soient la même lettre. En réalité, faire un édito sur la droite, ce n’est plus faire un édito sur le parti Les Républicains. Les journalistes sportifs commentent-ils le babyfoot ? La droite -comme la social-démocratie - se cherche. Ceux qui cherchent sont hors les murs de LR. 

Qui sont-ils?

Xavier Bertrand, Valerie Pecresse, François Baroin et, à la marge, Marion Maréchal. Pour l’instant, cette dernière ne représente rien. Son discours sociologiquement très typé et ultra minoritaire est une affiche conservatrice, nationaliste et libérale pleine de contradictions et encore enroulée. Son école de formation d’une élite de droite à Lyon est vide. Marion Maréchal est une illusion qui impressionne encore (par son silence mystérieux) quelques journaux qui rêvent de voir émerger d’une sorte de Macron ultraconservateur. François Baroin devrait, tel qu’on se souvient de ce qu’il disait du temps où il parlait, incarner une droite républicaine et sociale, renouant avec les fondamentaux gaullistes... mais bon, il faudrait qu’il guérisse de son extinction de voix publique pour que l’on puisse juger de l’avancée de sa pensée. En revanche, Xavier Bertrand et Valérie Pecresse tentent, eux, quand même depuis leurs régions, de théoriser et d’expérimenter une nouvelle droite. Xavier Bertrand, dans le Nord, essaie un interventionnisme industriel et social, l’établissement d’une puissance publique stratège pour contrer, par des résultats concrets, le chômage endémique et la poussée populiste du RN. Valérie Pécresse, présidente de l’IDF plus libérale que conservatrice, tente un macronisme de droite sans Emmanuel Macron. Pour l’instant ce n’est pas très convainquant mais si le personnage Macron continue de déplaire à ce point aux Français, l’offre Pécresse aura son espace. En réalité, la droite classique (exactement comme la gauche classique) n’arrive pas encore à proposer une projet attrayant et novateur pour sauver le modèle social, auquel les Français sont attachés. Modèle que ces deux courants (droite et gauche de gouvernement) avaient installé après la guerre. Quant à la compétition Aubert, Jacob, Larrivé… à la limite - entre collègues- on pourrait s’amuser à faire des paris pour se faire des sous… mais bon…

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