**Les socialistes ont un bon candidat pour la présidentielle de 2012... Vous l’avez débusqué !Oui, il est assez fort, très compétent quoiqu’un peu dispersé comme personnage, homme ou femme, on ne sait pas vraiment…mais je l’ai trouvé, il s’appelle Ségotine Strauss-Lande. C’est un peu facile j’en conviens mais il se trouve que depuis la disparition de François Mitterrand, le PS n’a pas su se trouver un présidentiable évident et performant en campagne. Cela n’a rien à voir avec une carence de talents mais c’est dû à la structure de ce parti formaté comme une démocratie parlementaire alors que nous sommes dans un régime-semi présidentiel qui, depuis 1962 et l’instauration de l’élection du sur-puissant président au suffrage universel direct, comporte un petit aspect de monarchie élective. C’est un régime qui réclame un homme ou une femme (jusque là un homme) un brin providentiel. Un « moi-je » sans complexe ni état d’âme. Le RPR, puis l’UMP ont été fabriqués pour répondre à cet impératif. Le néo-gaullisme de la droite française s’accommode parfaitement de la Cinquième République et les candidats, Chirac en 95 et 2002, Sarkozy en 2007 et sans doute l’année prochaine, sont des candidats complets, aux allures de chef. Ça fait de bons candidats… pas forcément de bons présidents mais ça, c’est un autre problème! Les socialistes auraient des candidats forcément incomplets ?Il leur manque toujours quelque chose puisque depuis François Mitterrand et trois élections présidentielles, ils ont toujours perdu alors qu’ils sont hégémoniques dans les régions, largement majoritaires dans les départements et quasiment toutes les grandes villes. En réalité l’organisation du PS, anti plébiscitaire, inadaptée à la Cinquième République, garantit contre les dérives de l’homme providentiel mais développe un travers : Les grands leaders doivent se distinguer les uns des autres pour exister et il y a, de fait, une sorte de spécialisation qui s’opère. Chacun développe un aspect, une ou deux qualités nécessaires à un bon candidat. Ségolène Royal détient une forme de charisme et de foi en elle-même que n’a pas Martine Aubry qui montre plutôt une personnalité solide, sociale, concrète...mais un peu terne. François Hollande cultive une normalité enracinée, une bonhomie de radical mais, du coup, sans beaucoup d’autorité. DSK incarne, depuis le FMI, plutôt la compétence, la dimension internationale, la crédibilité des grands mais aussi la distance des hautes sphères. Alors pour pallier les inconvénients d’une organisation interne de type Quatrième République, les socialistes ont inventé les primaires. Avec un mode de scrutin direct majoritaire et à deux tours… c'est-à-dire comme la vraie présidentielle de la Cinquième. Tout l’enjeu, et toute l’incertitude de ce processus démocratique est là : est-ce que les primaires vont pousser chaque candidat à cultiver sa particularité pour se différencier des autres ? Dans ce cas, ils risqueraient de renforcer leur coté incomplet… ou alors, celui ou celle qui aura gagné, aura su aussi se nourrir des qualités des autres et, une fois désigné(e), utiliser ce qui reste de temps avant mai 2012 pour compléter son profil, le présidentialiser. Ségolène Royal n’avait pas su faire ce travail sur elle-même en 2007. Le gagnant des primaires, s’il ne sort pas éreinté par la pire des batailles -la bataille interne- devra se transformer et se glisser dans la peau d’un candidat complet, d’un vrai leader qui serait alors très dur à battre en 2012 : Ségotine Strauss-Land, ou Mar-çois Roy-kahn, ou bien mon préféré, vous pouvez vérifier les 4 y sont : Martinique Hol-yal.**

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