Greta Thunberg est à New York et continue d’être la tête de Turc de nombreuses personnalités en France.

L'activiste de 16 ans Greta Thunberg
L'activiste de 16 ans Greta Thunberg © AFP / Luiz Rampelotto / EuropaNewswire / EuropaNewswire / dpa Picture-Alliance

Le dernier courageux résistant à l’horrible politiquement correct écologiste, c’est Nicolas Sarkozy (administrateur des casinos Barriere), qui s’est payé la tête de la jeune activiste, poussant même l’élégance jusqu'à moquer son Asperger : "_elle n’est pas très souriante"_dit-il, lui, avec un sourire entendu, devant le public hilare du MEDEF.

On pourrait comprendre la critique d’une pensée ou d’idées spécifiques, immatures, délirantes, extrémistes, utopiques ... Greta Thunberg ne serait pas la première adolescente à dire n’importe quoi.... Mais il se trouve justement que la jeune Suédoise n’est que le porte-voix d’une pensée dont elle ne prétend nullement être l’auteur. 

Les rigolards qui se paient sa tête ou se désolent qu’une gamine soit reçue partout comme une sommité au lieu d’aller à l’école sont ceux qui refusent de tenir compte du message qu’elle porte quand il est tenu par des adultes responsables qui ont été très longtemps à l’école ! 

La communauté mondiale des chercheurs dans sa quasi-totalité  alerte sur le dérèglement climatique sans être, à l’évidence, assez entendue. Dans ce cas précis, la critique de l’identité du messager permet de critiquer un message que l’on n’ose plus mettre en cause ouvertement. En fait, les vitupérateurs de Greta Thunberg n’ont pas le courage de s’en prendre directement à des idées maintenant largement majoritaires, comme si leur orgueil de gagnants éternels était froissé par une lycéenne calme et déterminée. 

Ils critiquent aussi le jeunisme...

Cette critique tiendrait si son message était celui d’une jeunesse irresponsable. Or, Greta Thunberg ne fait que répéter un propos des plus rationnels : un consensus scientifique. 

Et que prônaient les intellectuels et les politiques (aujourd’hui d’âge mûr) dans leur adolescence, cette génération, bénie des dieux de la croissance de la fin des 30 glorieuses, cette génération qui se dresse contre la jeune Suédoise ? Soit un capitalisme qui s’est avéré vorace et destructeur, soit un communisme (sous diverses formes et diverses chapelles) qui s’est avéré tyrannique. 

Greta Thunberg et la jeunesse qui la soutient n’ont pas le temps ni le loisir joyeux et insouciant de prôner des utopies... Ils sont occupés, non pas à inventer un avenir radieux, mais simplement à s’assurer qu’ils en auront un, sans oublier pour autant les aspirations classiques de la jeunesse, à plus de justice, de liberté et d’égalité ! 

Une autre partie de la jeunesse, ici ou dans d’autres parties du monde, se réfugie dans le nihilisme, l’obscurantisme, la religion et la violence. Certains intellectuels parlent de ‘totalitarisme écologiste’, parce que leur mode de vie est questionné et qu’il y aurait une injonction à se prosterner devant la jeune icône suédoise ! 

Mais pour l’instant, s’il y a bien une idée politique qui n’a fait aucun mort (qui casse parfois quelques vitrines de banques) c’est bien l’écologie ! Bref, la génération d’intellectuels et de politiques qui a prôné le communisme prolétarien dans les années 1960 et appliqué le capitalisme débridé dans les années 1980, pourrait peut-être un tout petit peu en rabattre.

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