Le PS n’a plus de boussole et ne semble même pas s’en chercher une. Un simple petit mot prononcé par JC Cambadelis, à la toute fin de l’interview qu’il accorde à L’Obs de cette semaine, le prouve cruellement. « Non » répond-il, « Non », Emmanuel Macron n’est pas socialiste, dit le premier secrétaire du PS. Les mots ont-ils un sens en politique ? Comment le patron du parti au pouvoir, le parti socialiste, peut-il affirmer que « non », le ministre de l’Economie, celui qui inspire désormais et applique la politique de F. Hollande, ne fait pas partie de la famille politique du parti majoritaire? Pourquoi, dans ces cas-là, tout le PS n’est-il pas frondeur ? Pourquoi ce parti accepte-t-il une politique qui n’est pas la sienne, qui, en plus, ne produit, pour l’instant, aucun résultat tangible et fait perdre toutes les élections intermédiaires ? Ou alors, au contraire, pourquoi JC Cambadelis, (qui dit vouloir la réussite de Hollande) n’assume-t-il pas totalement l’action du gouvernement puisqu’il l’approuve et l'a fait approuver au parlement ? Pourquoi ne redéfinit-il pas le socialisme démocratique d’aujourd’hui à l’aune de l’action que le parti socialiste approuve et défend tous les jours. JC Cambadelis, dont la motion réunie, de façon tout à fait artificielle, Martine Aubry et Manuel Valls, tient un discours qui ne correspond pas à ses actes et participe donc gravement à la décrédibilisation de la politique.

Pourquoi donc cette inadéquation ?

Pour maintenir l’appareil du PS en vie, pour que les militants, qui ont fait campagne pour F.Hollande et qui n’imaginaient pas ce que ce serait cette politique qui serait menée, ne désertent pas tous. En réalité, cette semaine, qui sépare le congrès fondateur du Parti Les Républicains et le congrès du PS, nous touchons du doigt ce qu’est la crise profonde de la représentation politique en France. Les appareils politiques ne vivent plus que pour eux-mêmes. N.Sarkozy tient un discours sur l’Islam qui correspond à ce que veulent entendre les militants du parti Les Républicains… Pas du tout en rapport avec la réalité du terrain, ni même avec la réalité de l’action des élus locaux ex-UMP. Sarkozy comme Cambadelis ont des discours pour leur parti. Discours qui n’ont rien à voir avec ce qu’ils font par ailleurs avec les manettes du pouvoir. Et tout le monde s’en aperçoit ! N.Sarkozy, au sortir d’un congrès raté, avec ses milliers de chaises vides, cette défiance interne décuplée dès le lundi matin, devrait, quand même, espérons-le commencer à le comprendre ! JC Cambadelis est-il dupe ? S’est-il aperçu que le congrès du parti majoritaire ne faisait (à part aujourd’hui) que des brèves dans les journaux ? Le décalage entre le discours et les actes se voit, à l’heure du tout-infos et des réseaux sociaux, comme la teinture mal faite d’un vieux politicien… On ne voit même plus que ça. Quel taux d’abstention ? Quel niveau du FN faudra-t-il atteindre pour que les leaders des grands partis de gouvernement réalisent ce qui devrait être le plus évident en démocratie : accorder ce que l’on fait à ce que l’on dit…et inversement.

le même pas s’en chercher une. Un simple petit mot prononcé par JC Cambadelis, à la toute fin de l’interview qu’il accorde à L’Obs de cette semaine, le prouve cruellement. « Non » répond-il, « Non », Emmanuel Macron n’est pas socialiste, dit le premier secrétaire du PS. Les mots ont-ils un sens en politique ? Comment le patron du parti au pouvoir, le parti socialiste, peut-il affirmer que « non », le ministre de l’Economie, celui qui inspire désormais et applique la politique de F. Hollande, ne fait pas partie de la famille politique du parti majoritaire? Pourquoi, dans ces cas-là, tout le PS n’est-il pas frondeur ? Pourquoi ce parti accepte-t-il une politique qui n’est pas la sienne, qui, en plus, ne produit, pour l’instant, aucun résultat tangible et fait perdre toutes les élections intermédiaires ? Ou alors, au contraire, pourquoi JC Cambadelis, (qui dit vouloir la réussite de Hollande) n’assume-t-il pas totalement l’action du gouvernement puisqu’il l’approuve et l'a fait approuver au parlement ? Pourquoi ne redéfinit-il pas le socialisme démocratique d’aujourd’hui à l’aune de l’action que le parti socialiste approuve et défend tous les jours. JC Cambadelis, dont la motion réunie, de façon tout à fait artificielle, Martine Aubry et Manuel Valls, tient un discours qui ne correspond pas à ses actes et participe donc gravement à la décrédibilisation de la politique.

Pourquoi donc cette inadéquation ?

Pour maintenir l’appareil du PS en vie, pour que les militants, qui ont fait campagne pour F.Hollande et qui n’imaginaient pas ce que ce serait cette politique qui serait menée, ne désertent pas tous. En réalité, cette semaine, qui sépare le congrès fondateur du Parti Les Républicains et le congrès du PS, nous touchons du doigt ce qu’est la crise profonde de la représentation politique en France. Les appareils politiques ne vivent plus que pour eux-mêmes. N.Sarkozy tient un discours sur l’Islam qui correspond à ce que veulent entendre les militants du parti Les Républicains… Pas du tout en rapport avec la réalité du terrain, ni même avec la réalité de l’action des élus locaux ex-UMP. Sarkozy comme Cambadelis ont des discours pour leur parti. Discours qui n’ont rien à voir avec ce qu’ils font par ailleurs avec les manettes du pouvoir. Et tout le monde s’en aperçoit ! N.Sarkozy, au sortir d’un congrès raté, avec ses milliers de chaises vides, cette défiance interne décuplée dès le lundi matin, devrait, quand même, espérons-le commencer à le comprendre ! JC Cambadelis est-il dupe ? S’est-il aperçu que le congrès du parti majoritaire ne faisait (à part aujourd’hui) que des brèves dans les journaux ? Le décalage entre le discours et les actes se voit, à l’heure du tout-infos et des réseaux sociaux, comme la teinture mal faite d’un vieux politicien… On ne voit même plus que ça. Quel taux d’abstention ? Quel niveau du FN faudra-t-il atteindre pour que les leaders des grands partis de gouvernement réalisent ce qui devrait être le plus évident en démocratie : accorder ce que l’on fait à ce que l’on dit…et inversement.

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