**Que va-t-il se passer APRES les élections régionales ? Y aura-t-il un remaniement ?Les ministres tremblent. L'un d’eux, en campagne dans sa région hier, a poussé ce cri du cœur: "Oh comme c'est dur", m'a-t-il confié, "qu'est-ce que c'est difficile, ça s'est cristallisé, les votes sont figés. J'ai beau courir de réunions en meetings, ça ne vient pas, ça va être... terrible". Il faut être précis, Nicolas : ils sont huit membres du gouvernement à être "têtes de listes régionales". Vous ajoutez douze autres membres candidats plus ou moins exposés, dont tout de même sept "têtes de listes départementales". Vous imaginez: ils sont vingt à être engagés dans la bataille. La moitié du gouvernement. Ce qui a d'ailleurs fait jaser: comment peut-on bien faire son job à Paris et mener campagne en même temps. C'est à se demander si, pour certains, "ministre" est un vrai boulot ... Un seul d'entre eux d'ailleurs y croit encore, Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération, engagé en Franche-Comté. Tiens, Nicolas Sarkozy s'y rend - par hasard - mardi prochain pour y parler du chômage. L'Elysée réfléchit même à une interview dans la presse avant le 1er tour. Alors, remaniement ou pas ???!!!L'Elysée étudie le scénario du pire: le grand chelem socialiste, zéro victoire pour la majorité, avec donc les ministres battus le 21 mars au soir. Je peux vous assurer que tous, là, se demandent déjà s'ils seront remerciés. Un conseiller présidentiel explique que le chef de l'Etat ne voudra pas remanier dès le lendemain. Il prendra le temps de consulter. Il ne faut pas céder à la panique et affaiblir les réformes en cours, comme celle des retraites. Si en revanche un ou deux ministres sont élus, ils seront élevés au rang d'intouchables et resteront à la fois au gouvernement et à la tête de leurs régions. Les autres ne devraient pas nécessairement être virés, sauf si la règle du 60/40 s'applique. De quoi s'agit-il ? D’une formule magique ?Si le ministre battu est au-dessus de 40%, sa défaite sera considérée comme acceptable. S'il ne dépasse pas les 30 ou 35%, il sera susceptible d'être remplacé. Nicolas Sarkozy ne pourra pas repartir avec une équipe de perdants. Il lui faudra envoyer un signal aux Français. Changer de Premier ministre? Pas de chance: François Fillon est plus populaire que lui dans les sondages. "C'est la prime à celui qui ne fait rien", s'irrite régulièrement le chef de l'Etat. Mais pas touche. Si Nicolas Sarkozy remanie, ce devrait donc être à la marge, façon haute couture. "Mais avec lui, rien n’est jamais sûr", faisait remarquer hier un secrétaire d’Etat, qui a un peu la trouille... En cas de défaite aux régionales, la majorité perdrait la présidentielle en 2012 ?Disons que ce serait un sérieux handicap. Mais attention: Martine Aubry et le PS ont leurs propres ennuis, au premier rang desquels le combat des chefs à gauche, ce ne sera pas simple. Au final, cette bérézina que redoute la majorité - attendons tout de même les résultats - ouvrirait la voie à une présidentielle exceptionnelle, avec des concurrents dans les deux camps, une élection où rien ne sera écrit à l'avance et où tout oui TOUT sera possible.**

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