Pendant qu'Emmanuel Macorn lance la campagne des européennes, que devient la gauche française ?

C’est plutôt la gauche hara kiri. Guy Mollet avait théorisé la droite la plus bête du monde. Un douloureux qualificatif que l’on pourrait attribuer aisément à la gauche. Le pire n’est jamais sur. Avec la gauche française ça se confirme. A moins de 3 mois des européennes, la gauche est dans un piètre état. Éparpillée façon puzzle. 4. 5. 6 7.8 listes peut-être le 26 mai. Plus que les listes de gilets jaunes. 

Lutte ouvrière, le NPA, La France insoumise, le Parti communiste, Génération.s, Place publique, Europe Ecologie les verts ou le Parti socialiste. Parti comme c’est parti, la meilleure liste fera au mieux 10%. 

A quoi peuvent-ils prétendre d’autre. Ce qui se joue c’est le leadership. Qui sera majoritaire parmi les minoritaires.

Ce morcellement s’explique de différentes façons. Tout d’abord, le mode de scrutin proportionnel aux européennes favorise la multiplication des candidatures. Le seuil de remboursement des frais de campagne est en outre le plus bas de toutes les élections : 3 % des suffrages exprimés.

Derrière cette querelle, il y a un défaut de logiciel. Les partis de gauche n’en ont plus. Ne subsistent que les égos dans une logique présidentielle. Car à gauche , il n’y a plus que des écuries présidentielles. Chacun pour soi et au final plus grand-chose pour les électeurs de gauche. 

Chacun avec sa propre stratégie ?  

Les écolos comme à chaque élection européenne croient en leur bonne étoile et  rêvent de rééditer la performance de 2009. Plus de 16%. 10 ans plus tard, ils veulent montrer qu’ils peuvent trouver de l’eau dans le désert des tartares. L’expression n’es pas de moi.

La France Insoumise pense renouer avec son score de la présidentielle. Donc pour ces deux écuries, pas question de faire alliance avec qui que ce soit. 

Benoit Hamon lui a tout tenté pour s’allier avec le PC. Refus des communistes. Sa campagne a été lancée autour du hashtag #hopeisback. L’espoir revient. Ca n’est pas une plaisanterie. 

A chaque fois, ces partis préfèrent prendre le risque de ne pas dépasser la barre des 5% … et donc de n’avoir aucun élu, plutôt que de tenter une alliance. 

Place publique et le PS se sont reniflés et finalement la parti de Raphael Glucksman ne veut pas d’alliance avec les socialistes seuls. Laissant même entendre ces derniers jours un possible retrait de sa liste. Comme un appel au secours et à la lucidité, il a tweet ce week end : L’éparpillement de la gauche et des écolos est un suicide politique pur et simple. Sans raison de fond. Halte à la connerie. 

La dispersion entraîne la disparition avait théorisé François Hollande au milieu de son quinquennat. Il a été visionnaire. 

On connait la date du premier débat pour les européennes. Le 4 avril dans un mois sur France 2 et France inter mais on ne connait toujours pas la tête de liste socialiste. On n’a pas de tête de gondole et à vrai dire on n’a pas de rayon se lamente un ex ténor socialiste. 

Emmanuel Macron peut dormir sur ses deux oreilles. Le peuple de gauche lui n’a plus que ses yeux pour pleurer.

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