**Les primaires socialistes en questionsOui et se sont des strauss-kahniens qui se rependent, en ce moment pour demander l’abandon des primaires. Alors que les primaires ont, à l’origine, été conçues dans des cerveaux strauss-kahniens, théorisées par un « think tank » (Terra Nova) dont les animateurs sont réputés pour leur proximité avec le patron du FMI. Aujourd’hui, après un sondage alarmant, voila qu’une flopée de porte paroles autoproclamés du grand vizir réclament que leur héraut soit adoubé sans vote par la direction du PS. D’autres disent, « ok pour des primaires mais avec seulement Dominique Strauss-Kahn comme candidat de poids ». Alors, c’est vrai qu’on peu effectivement se demander à quoi peuvent bien servir les primaires parce qu’après tout, Martine Aubry nous dit que DSK et elle ne se présenteront pas l’un contre l’autre (et c’est toujours sa position officielle). Si la première secrétaire en est arrivée à ne pas vouloir s’opposer à Dominique Strauss Kahn, si de son coté, DSK n’envisage pas une compétition contre Martine Aubry, c’est bien qu’ils considèrent tous les deux qu’une fois au pouvoir ils appliqueraient la même politique ou que leur affrontement plomberait les chances de la gauche en 2012. Chez les Strauss-kahnien on affirme volontiers, mais hors micro, que François Hollande a secrètement assuré au patron du FMI qu’il se retirerait s’il était candidat. Ségolène Royal et Manuel Valls feraient de même. La question est donc simple : faut-il des primaires pour départager Dominique Strauss-Kahn et Arnaud Montebourg ? La réponse est un peu dans la question !Oui, et si tout se passe selon ce scenario rêvé par les amis du patron du FMI, les primaires mourront d’elles-mêmes ou prendront la forme d’une sorte de tour de France pré-présidentiel d’un candidat qui doit reprendre le contact avec le pays. Le calendrier qui pourrait se dessiner est le suivant : d’ici la mi-mai on aura quelques petits cailloux, selon l’expression maintenant consacrée, pour bien faire entrer dans le crâne de l’opinion que DSK a pris sa décision… Prochain petit caillou, après demain sur Canal Plus avec un reportage de style « embeded with le next président » qui, nous dit-on, réserve quelques surprises. Mi-mai, Assemblée Générale du FMI… Dominique Strauss-Kahn pourrait annoncer officiellement qu’il n’est pas candidat à un second mandat à la tête de l’organisation avec un argument comme « J’ai lancé au FMI les bases d’une régulation de la finance internationale maintenant c’est l’affaire des Etats » suivez mon regard….. Et en juin ou début juillet, déclaration d’une candidature à l’Elysée dans une absence totale de suspens. Seul Dominique Strauss-Kahn a la capacité de dissuader les autres prétendants à se présenter. Imaginez un peu François Hollande demander la même chose à Martine Aubry ou l’inverse. Ces deux là ne s’apprécient pas du tout. Imaginez François Hollande demander la même chose à Ségolène Royal ! Impossible bien sur…. A chaque fois que DSK vient à Paris il rencontre des leaders socialistes pour ça… ce que l’on sait moins c’est qu’il a rencontré aussi, ces derniers mois et à plusieurs reprises Jean-Louis Borloo. Ce qui prouve que le patron du FMI se place déjà dans la préparation de l’après présidentielle pour s’assurer des soutiens au-delà des frontières traditionnelles de la gauche. Ce joli scenario strauss-kahnien ne peut tenir qu’à une condition quand même assez aléatoire : qu’il reste haut dans les sondages…s’il n’est plus systématiquement donné en tête au premier tour, son auréole d’homme providentiel pâlira comme un vieux néon! D’où la perte de sang froid, ces derniers jours, de certain de ses amis.**

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