Polémique sur les tests ADN, même Enrico Macias, l’ami de Nicolas Sarkozy, ce matin dans le jounal « 20 minutes » souhaite qu’on oublie vite cette « idée honteuse », dit-il. Polémique aussi autour de Fadela Amara, EADS, l’ouverture à gauche… Dans ce brouhaha, on a bien du mal à distinguer la voix de l’opposition ! « Non, vraiment, là, je suis ennuyée... très ennuyée... parce qu'en gros, ça fait 5 ans qu'on refait le même papier... mais en pire à chaque fois… 5 ans que ça s'aggrave, que ça se déglingue, 5 ans que le PS s'enferre, s'enferme dans ses guerres pichrocholines et laisse passer tous les trains. Avec des dates clés, l'automne par exemple. A l'automne, les feuilles tombent et Lionel Jospin revient. L'an dernier, pour tenter de s'imposer dans la primaire socialiste. Cette année, pour accabler la camarade Royal et manoeuvrer pour le congrès. Dans ce réquisitoire contre son propre camp, on a du mal à retenir le réquisitoire contre le camp d'en face. Trop occupé, Jospin, à garder les tables de la loi ou à soutenir comme hier, son vieil ami Daniel Vaillant dans le 18ième au côté de Bertrand Delanoë. Une pensée d'ailleurs pour le maire de Paris, aux ambitions présidentiables légitimes, puisque la nature a horreur du vide. Voilà Delanoë, tourné vers la modernité mais condamné à trainer le boulet de son amitié avec "Lionel". Lui aussi pourrait jouer son rôle d'opposant. Il s'y essaie mais avec un petit filet de voix, coincé par la nécessité de gagner Paris, et de ne pas se dévoiler trop tôt pour le congrès. A peine un filet de voix, pour elle aussi.... Où est passée Ségolène Royal ? Les québécois ont de la chance, ils l'ont vue, comme la verront les sud américains, les italiens ou les turcs dans les semaines qui viennent. Mais on a, la aussi, une pensée émue pour tous ceux qui sont allés à la taloche pour elle dans leurs fédérations et qui se retrouvent, le bec dans l'eau à attendre, vainement, un signe de l'ex-candidate. Qui revendique, légitimement, son statut et ses 17 millions de voix mais semble avoir oublié que celà s'accompagne aussi d'un devoir, celui de porter une parole forte en ces temps troublés. Une tribune par ci, une réaction à la volée par là. Tout ça ne fait pas une boussole. Dans ce rien ou presque, on en oublierait Laurent Fabius qui apparait, disparait, au gré de ses humeurs qu'on dit instables. On en oublie aussi DSK, dont le départ semble arranger finalement tout le monde, à commencer par lui. Une situation qui, au fond, n'est pas pour déplaire à François Hollande. De toute les matières, c'est la ouate qu'il préfère le 1er secrétaire, fabricant en chef d'édredon. Où est la rénovation, l'ébullition, le débat, le vrai ? Nulle part. L'oeil rivé sur les municpales et l'unité du parti, dont il serait le garant. Et là, tout le monde se gondole, se replie sur ses villes et ses campagnes, laissant place à ce grand silence assourdissant. Et pourtant, l’opposition existe. Un ancien premier ministre honni par la rue en 2006 et un philosophe baroque vomi par une partie de la gauche : qui tape le plus dur sur les test ADN ? Sur les allers retours diplomatiques de Nicolas Sarkzoy ? Qui dénonce les incohérences, le glissement dangeureux vers les thèses les plus nauséabondes ? Qui ???? Dominique de Villepin et Bernard-Henri Levy. Ah bien sûr, il y a de la promo de livre dans l'air ! Ah bien sûr, ça n'est pas forcément bien élevé, policé, mesuré, pondéré. Mais, l'axe villepino-BHL possède au moins une vertu : il est PETARADANT. En ces temps d'aphatie et de manque de courage, il n'en faut pas plus pour sortir de cet ennui, ce mortel ennui. » Une chronique de Françoise Degois

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.