Ce soir, 1erdébat de la primaire du PS et de ses alliés… E.Macron ne participe pas à cette compétition mais sera quand même très présent…

Oui, on commencera à évaluer, ce soir, la capacité du PS à faire émerger une candidature capable de non pas gagner l’élection présidentielle (on en n’est pas encore là) mais simplement de concurrencer les offres déjà solidement installées de chaque côté de cette gauche en pleine crise d’identité : JL Mélenchon et E.Macron. Ces 2-là arrivent, pour l’instant, à proposer 2 caps, plus alternatifs et identifiés que ce qu’offrent les candidats à la primaire. C’est surtout l’ombre d’E.Macron qui plane, menaçante, sur la compétition. Il n’y a plus grand monde au PS pour prétendre que la candidature de l’ancien ministre de l’Economie est une éphémère bulle médiatique, sur le point d’éclater. Macron est au centre de toutes les discussions entre responsables socialistes. On sait maintenant que la primaire ne réglera pas le problème de la division à gauche. Fin janvier il y aura bien 4 candidats (avec l’écologiste Yannick Jadot) à la gauche de F.Fillon. Se posera donc très vite la question du rassemblement, donc de l’abandon pour au moins l’un des candidats, sous peine d’élimination certaine de tous, dès le 1erdimanche de la présidentielle en avril.

Un des candidats devra se retirer avant le 1ertour ?

La pression sera très forte sur 2 d’entre eux. Le socialiste et Yannick Jadot. JL Mélenchon ne se situe pas dans une éventuelle coalition avec les 3 autres et E.Macron est pour l’instant trop solidement installé pour céder. Macron est en forme, alors que le macronisme n’est encore qu’une approche, une promesse de renouvellement, pas encore un projet, encore moins un programme ! Le passage très bientôt à la phase projet plus précis le renforcera-t-il ou le détruira-t-il ? On sera vite fixé. En attendant, personne dans son propre mouvement ne voudrait ou ne serait en mesure de lui demander de s’effacer pour un socialiste. En revanche, après quelques temps d’éventuels mauvais sondages pour le candidat PS désigné, la pression de la base même du parti et des élus (qui aimeraient bien pouvoir l’être encore en 2017) serait très pesante pour inciter à rassemblement derrière E.Macron. Et là nous pourrons toucher du doigt l’importance très spécifique qu’auront les sondages, dans les semaines qui vont suivre la primaire. L’actuelle forme insolente de Macron pèse aussi sur le moral de la droite. La dynamique Fillon a un petit coup de mou, à cause du flou sur la sécurité sociale. Dans l’entourage de l’ancien 1erMinistre, monte une sourde inquiétude : beaucoup de responsables LR estiment que Macron a des chances de gagner mais que la majorité législative, après juin 2017, sera de droite et donc, que l’éventuel Président Macron devra nommer un gouvernement à dominante LR. De nombreux leaders du centre-droit seront (sont déjà) enclins à ménager le candidat En Marche, pour ne pas insulter l’avenir… Nous sommes donc dans un moment Macron. Ce soir, on verra si le débat peut être un élément de renversement de cette situation. Les débats, après tout, on l’a vu en 2011 et en novembre dernier, peuvent-être décisifs.

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