La gauche en piteux état…

Local du PS dans le Vème arrondissement de Paris - illustration
Local du PS dans le Vème arrondissement de Paris - illustration © Maxppp / Alexis Sciard

Nous parlions des sondages, hier, la dernière vague provoque des tempêtes sous les crânes des responsables des différentes familles de la gauche qui -bien sûr- ne les regardent que d’un œil distant. Le constat global est désastreux. La gauche dans son ensemble culmine à 25%. Elle est éclatée et celui qui, dans ce camp –en faisant assaut d’optimisme- voudrait chercher un semblant espoirs dans les chiffres se ferait assurément des nœuds au cerveau. Ainsi Jean-Luc Mélenchon, peut s’enorgueillir d’être borgne au royaume des aveugles de la gauche du premier tour. Quel que soit la configuration il est en tête de la gauche (avec 12 !). Ses partisans en tirent l’argument selon lequel, vu le rapport de force dans le pays, il faut se rassembler derrière lui. Sauf que JL.Mélenchon, pour ce qui est du deuxième tour, est aveugle au royaume des borgnes de gauche ! Sa qualification assurerait la victoire de Marine Le Pen ! C’est vrai, la campagne n’a pas eu lieu et il faut raisonner en termes de dynamique… mais les sondages catastrophiques disent d’où part le leader de LFI. De très loin ! Quelle serait la dynamique d’une gauche derrière JL. Mélenchon ? Les années d’anathèmes, de disqualifications mutuelles ont été si fortes entre Insoumis et socialistes que personne n’imagine une union viable. La gauche partira donc au moins avec deux principaux candidats : JL. Mélenchon et Anne Hidalgo ou Yannick Jadot… Parlant de ligne de départ… Ces deux-là se disent décidés à trouver une solution pour créer cette dynamique tant recherchée !  

Ils doivent se voir bientôt pour en parler.  

Samedi, normalement, mais ils se parlent déjà. Et la question est de savoir ce qu’un candidat de la gauche doit mettre en avant aujourd’hui. Le social ou l’écologie ? Ces derniers mois, comme l’écologie était devenue le nouveau ciment de la gauche, il était apparu que ce thème (et donc son représentant) devait être la locomotive. Mais Yannick Jadot n’arrive pas, pour l’instant à s’imposer malgré la prise de conscience générale de l’urgence écologique (et peut être parce que la prise de conscience est maintenant générale). Les socialistes, et Anne Hidalgo en particulier, veulent mettre le social en tête. Au sortir de la crise du Covid, l’angoisse sociale devrait être motrice. Le clivage le plus pertinent avec la droite et Emmanuel Macron sera social et non pas écologique, disent-ils. D’autant que la fin (par nécessité) de l’idée dominante de la rigueur budgétaire devrait-être (si la gauche avait une voix écoutée) une victoire idéologique sur laquelle s’appuyer. Si Jadot et Hidalgo restent sur leur idée que seul un d’eux peut y aller, c’est donc bien sur une question de ligne et de politique, que le casting du présidentiable se fera. Les sondages sont des outils de pré-sélection, ils ouvrent ou ferment des portes mais la possibilité de dynamique, elle, se détermine encore, (heureusement) par une analyse politique. Ecologie ou social… certes selon la vulgate à la mode à gauche les deux sont liés… mais seule l’un des deux thèmes (et donc Hidalgo ou Jadot à cette heure) sera la locomotive, pour une tentative qui reste (pour l’heure) passablement désespérée. 

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