Le casting des têtes de liste aux élections européennes se précise...

Oui avec, hier, deux informations importantes... la quasi-certitude (d’après Libération et l’AFP) que Raphael Glucksmann sera bien à la tête  d’une liste... avec son mouvement Place Publique et les socialistes. Et  la confirmation de la candidature de Nathalie Loiseau pour  conduire la  liste LREM. La ministre des Affaires européennes  s’est déclarée, à l’issue de son débat avec Marine Le Pen, affirmant  que c’est la teneur du débat qui l’avait décidée... c’est bien sûr  invérifiable... son nom courait depuis plusieurs semaines et ce débat  assez inaudible l’aurait convaincu d’y aller. Soit !  Officiellement, elle n’est que candidate à la candidature. C’est  Emmanuel Macron qui décidera, dans un exercice tout à fait contraire à  l’esprit de nos institutions. En effet, ce devrait être le parti  majoritaire puisque le président est normalement (là où  il est) au-dessus de la vie partisane, président de tous les  Français... ça c’est le texte... ça ne se passe jamais comme ça... là  encore, on pouvait croire que,  justement, une présidence moderne, plus  vertueuse (comme l’avait promis le candidat Macron !)  changerait la pratique. C’est une case de plus du maintien du fameux  vieux monde que l’on peut cocher. Du côté de la gauche, il y a donc la  probable candidature de Raphael Glucksmann. Nous en aurons confirmation  ou non dans quelques minutes puisqu’il sera  à ce micro à 8H20. Olivier Faure, le patron du PS, serait favorable à  une liste commune dirigée par l’essayiste mais n’aurait pas encore  totalement convaincu (loin de là) l’ensemble des responsables  socialistes.

Cette candidature est une surprise !

Plutôt  puisqu’on avait compris que Raphael Glucksmann avait créé son  mouvement, Place publique,  pour déclencher une dynamique d’union à gauche, pour convaincre les  partis et personnalités qui se trouvent dans l’espace politique compris  entre LREM et LFI de s’entendre. Finalement, c’est un échec puisque le  PC aura sa liste, Génération (le mouvement de  Benoit Hamon) aura sa liste, les écologistes (derrière Yannick Jadot)  auront leur liste et maintenant les socialistes avec Place publique  auront (auraient !) leur liste. Les électeurs de gauche non macronistes  et non mélenchonistes auront bien du mérite à  comprendre pourquoi Raphael Glucksmann, qui était entré en politique  avec cette idée unioniste, assez logique (considérant la très grande  compatibilité idéologique de toutes ses composantes), ajoute sa liste au  patchwork électoral. Glucksmann, qui vient de  passer plusieurs mois à faire le tour des socialistes, des écologistes  et des amis de Benoit Hamon pour leur dire... ‘vous vous ressemblez, soyez ensemble’, s’apprêterait  donc à passer le reste de la campagne à tenter de se différencier de  ses semblables  pour justifier d’être candidat !! Ma capacité d’analyse politique  touche là ses limites... L’écologie, qui est la nouvelle matrice commune  de la gauche, aurait dû, en toute logique, en toute responsabilité,  être la force accueillante et motrice de ce segment  politique. Yannick Jadot en a décidé autrement, préfèrent sans doute ne  pas tremper dans ce marigot... On parle souvent, s’agissant de la  période politique actuelle, de recomposition... constatons que la  gauche, elle, en est encore à la phase  de décomposition.

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