Ca y est, c'est fait ou presque. La séparation de Nicolas et Cécilia Sarkozy est désormais acquise. Elle pourrait être annoncée aujourd'hui. Et voilà qui devrait mettre un terme à ce tumultueux "je t'aime, moi non plus" présidentiel, qui oscille depuis trop longtemps entre le roman photo des Monaco et la chronique politique/gênée aux entournures. Oui, même si les histoires d'alcôve ne vous passionnent guère, vous n'avez pu échapper à celle-ci. Quoique vous vous en défendiez, vous savez tout forcément de cette liaison fusionnelle. De la rencontre fondatrice lors du premier mariage de madame, mariage célébré par monsieur, à la place éminente que Cécilia prit peu à peu auprès de Nicolas, jusqu'à devenir sa conseillère politique. Vous savez tout de ses allers et retours à elle, peut-être un peu moins de ses propres infidélités à lui. Vous savez ce qu'il en coutât aussi à certains de dévoiler publiquement ces aventures pré-présidentielles, quand ce couple fut pourtant largement responsable de la "peoplisation" des politiques, phénomène dont il est aujourd'hui victime. Vous savez tout enfin de son aversion à elle depuis le 6 mai, pour tout ce qui la contraignait à devoir jouer les premières dames. Elle, que l'on a souvent comparée à Jackie Kennedy, est finalement fort éloignée de celle qui accepta toutes les servitudes conjugale et politique de First Lady. Bon, vous savez tout de cela, mais ce long et parfois lassant feuilleton semble devoir prendre fin. Et alors ? Certains diront que c'est une révolution culturelle pour la France. C'est la première fois en effet qu'un président divorcera dans l'exercice de ses fonctions, quand ses prédécesseurs préférèrent souvent l'hypocrisie des apparences conjugales. Signe de maturité de notre démocratie ? Non, 1 couple sur 2 divorce à Paris, pourquoi pas celui du président ? Cette séparation aura-t-elle des conséquences politiques ? Sur l'exercice du pouvoir d'abord. Ceux qui connaissent Nicolas Sarkozy savent que sa femme était pour lui, source d'équilibre, son "lithium" dit-on. Depuis quelques mois, voire quelques années, leurs difficultés à affronter ensemble la conquête puis l'exercice du pouvoir ont pourtant aussi contribué à le rendre souvent plus nerveux et tendu encore qu'il n'est naturellement. Son entourage en sera-t-il modifié ? Certains ministres ne cachent pas qu'ils ont été "nommés" par Cécilia. Elle disparue, disparaitront-ils avec elle, quand d'autres écartés par ses soins, réapparaitraient ? On verra. Enfin, la séparation présidentielle modifie-t-elle le statut de Cécilia Sarkozy dans l'épisode de la libération des infirmières bulgares ? Sans doute pas, son époux ou ex époux devrait continuer à protéger de toute audition celle qu'il considère comme son émissaire privée dans cette affaire. Dernière conséquence, elle est pour la presse. Souvent interpellés par nos auditeurs, "quoi? Inter tombe dans le people!" disent certains quand d'autres nous rappellent notre mutisme coupable en d'autres temps, sur l'existence de Mazarine Pingeot, souvent tiraillés le matin en conférence de rédaction, "alors on en parle ou on n'en parle pas, c'est politique ou pas cette affaire Cécilia?", on devrait nous aussi rapidement passer à autre chose. Et vous savez quoi ? Pas question de se réjouir du malheur des autres, mais là on a juste envie de dire : ouf, c'est fini !

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