Il y a quelque chose de vexant , comme une insulte , oserai -je le dire, à la vista des journalistes politiques chargés de suivre le PS , ses états d'ame, ses coups tordus et son evanescence actuelle ... Quelque chose de vexant à essayer de nous faire avaler des ficelles aussi épaisses que celles qui entourent le gigot d'agneau.. Est ce qu'on a des tetes de rotis ??? Non !!!! Ainsi donc, Bertrand delanoé l'a dit hier soir : il ne pense qu'à Paris! Exemple flagrant de ces sincérités successives , sorte de maladie chronique de l'homme ou de la femme politique qui croit dur comme fer à ce qu'il est entrain de vous dire, avant de dire et de croire dur comme fer au contraire dans l'heure qui suit. Qui peut imaginer que le maire de paris ne pense qu'à celà? Ou alors, nous étions tous devenus fous, frappés d'hallucination collective lorsqu'il nous convoqua, séance tenante , à la Rochelle, cet été , pour nous expliquer pendant une heure son désir d'avenir, sans le dire , tout en le disant. Le PS, on le sait, est devenu le spécialiste du trémoussage politique mais ce jour là, ce fut un numéro particulièrement réussi. Ou alors, nous sommes tous devenus paranoiaques, en regardant s'élaborer la stratégie de congrés, fine comme du gros sel. D'un coté, Ségolène Royal, à laquelle ses aimables camarades ont offert, dès le 6 mai au soir, le cercueil et les clous. In mémoriam. Fin décembre, miracle de noël, la voilà quelque peu réssucitée. Pas assez pour choisir et annoncer clairement sa couleur, mais suffisamment pour provoquer quelques réflexions aussi délicates que " Tiens, le canard bouge encore " De l'autre coté, tous les autres, le pack qui s'effondre et se reconstitue, se cherche la meilleure stratégie d'empechement. Alors pourquoi pas Delanoé ? C'est sur, le coup de la primaire, Royal flamberge au vent, par les extèrieurs, on ne leur refera plus et c'est bien normal.Un éléphant averti en vaut deux. Et vas y que le pack conciliabule. Un jour, c'est Martine Aubry, l'autre femme du ps , qui rencontre en secret les tontons flingueurs. Un jour, c'est la machine de solférino qui cherche des noises à un salarié pris en photo dans un grand hebdomdaire au local de Royal. Le 3ème jour, voilà les présidents de groupes, et les tontons macoutes réunis autour de Francois Hollande qui réfléchit à la meilleure sortie pour lui et pour les autres, sans avoir encore, semble t-il , trouvé l'interrupteur qui éclairerait ce cagibi politique. Bref, les ressorts de la tragédie socialiste sont remontés comme des coucous suisses, et voilà, presque malgré eux, Ségolène Royal et Bertrand Delanoé, transformés en adversaire d'un congrés à 4 ans d'une présidentielle...surréaliste Mais au fait, qu'est ce qui les sépare ? A part garcon-fille, non, vraiment, on ne voit pas. Europhile convaincus tous les deux.. Ils sont d'accord sur le nouveau traité, sans état d'ame au nom du pragmatisme . Sans tabou tous les deux sur les nouvelles alliances au centre, le dernier chic , lorsqu'on est centro-compatible , étant le pèlerinage à Rome pour discuter avec le maire, Walter Veltroni...ami de longue date de Delanoé, nouveau compagnon de route pour Royal Jaloux tous les deux de leur liberté, liberté cherie , qui tourne parfois à l'exécrable avec les journalistes, meme si tous les deux sont totalement accrocs aux médias... Adepte tous les deux, de la démocratie participative. Conscients aussi qu'il faut décorsseter le ps... Deux choses les séparent pourtant : Ségolène Royal a été candidate à la présidentielle.Elle est la seule parmi les éléphants. Et puis, Royal, qui n'a peur de rien, fait peur aux cadres du parti. Delanoé, plus frileux, les rassure. Suffisant pour rédiger depuis l'automne la chronique d'un duel annoncé qui, au fond, n'a aucune, aucune raison d'etre. Un duel aussi aussi articificiel que médiatique.

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