ça y est, le compte est bon, et il est officiel depuis 17H30 hier. Il y aura 12 candidats à l'élection présidentielle. Ce n'est pas un record ! Le record c'était 16 candidats, en 2002, là, à 12, on revient à du raisonnable. Encore que c'est le double de 1965, mais à l'époque, c'était la première élection présidentielle au suffrage universel direct. 12 candidats donc, une belle diversité démocratique qu'on peut lire dans tous les sens. Hommes/femmes, un record cette fois : 4 femmes dont 1 qui a des chances de l'emporter. Pour les nuls en maths, ça ne fait encore qu'un tiers. Donc pas la moitié. Les exceptions françaises : 5 candidats, sur 12, qu'on peut classer à l'extrême gauche, de l'alter Bové, à la communiste Buffet, en passant par les trotskistes Laguiller, Besancenot, et Gérard Schivardi, soutenu par le parti des travailleurs. 3 trotskistes pour quel programme ! ça fait sans doute partie de l'énigme française. 2 doyens, Le Pen pour l'âge ; Laguiller pour le nombre de présidentielles concourrues, 6. Et 5 primo prétendants. Au final, quel échiquier politique ? 7 candidats à gauche, 1 pour la droite républicaine, 1 de l'extrême droite, l'autre de la droite extrême, 1 centriste, 1 chasseur. Diversité ou dispersion démocratique, c'est maintenant aux électeurs de choisir La campagne est désormais lancée, qu'est-ce que ça change pour les uns et les autres ? Par exemple, Jacques Chirac va enfin pouvoir se délivrer du poids du secret qui l'étreignait jusque là : qui va-t-il soutenir ? Le président a assuré qu'il ferait part de ses "choix personnels. C'est le moment. Vendredi dernier, la forme de l'appui apporté à Nicolas Sarkozy, puisque c'est de lui dont il s'agit, n'était pas encore arrêtée. C'est dire si c'est l'enthousiasme qui l'emporte. Mais Jacques Chirac pourrait cette semaine, au cours d'un déplacement, répondre à une question, genre "qui a l'envergure d'être président à votre avis"? Pas d'allocution télé en tout cas en perspective, un soutien clair mais discret suffira. Et déconnecté semble-t-il de l'annonce du départ de Nicolas Sarkozy de la place Beauvau, faite par le président en personne. Quant aux petits candidats qui ont souvent "galéré" eux, pour obtenir leurs parrainages, ils vont enfin pouvoir se consacrer à leur seule campagne de terrain. A France Inter, ça change aussi des choses. Nous sommes tous bardés de chronomètres ! Car nous passons désormais de l'équité à l'égalité des temps de parole entre candidats, règle du CSA. Facile à dire mais, c'est pas si simple; nous avions le choix entre n'inviter aucun candidat, facile à équilibrer ça mais ce serait un comble, et tous. Et bien, ils ont tous été invités, eux ou leur représentant à venir de 8H à 9H répondre aux questions des journalistes et celles des auditeurs. C'est Olivier Besacenot qui ouvre la marche dans quelques minutes. Fin le vendredi 9 avril de ce que le CSA appelle la période intermédiaire. On remet donc les compteurs à 0. Et on repart pour les 15 derniers jours d'égalité stricte une fois encore. Pendant 5 semaines donc, que nos auditeurs les plus sourcilleux se rassurent et chronomètrent avec nous : Sarkozy=Schivardi=Le Pen=Bové=Royal et chacun des 7 autres.

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