« Rien n'est écrit, rien n'est joué ». C'est la petite phrase du week end. Elle est signée Dominique de Villepin. Hier le premier ministre a en effet jugé que les Français étaient « rebelles » et qu'ils ne se laissaient jamais imposer leur choix. On sait désormais que la tendance de la saison hiver/printemps 2007 en politique en tout cas, sera la rébellion. La rébellion sous toutes ses coutures ; pas un candidat en effet qui ne se réclame de la rupture, de l’anti système, de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par le centre. Jusqu’à Ségolène Royal qui pour caractériser sa victoire affirme : « je suis la candidate de l’insoumission ». Et bien hier, Dominique de Villepin y est allé lui aussi de son couplet rebelle, après l'éloge des voleurs de feu, voici l'éloge de la rébellion. Alors pourquoi le premier ministre loue-t-il, l'esprit rebelle des français ? Et bien parce que ces derniers ont le bon goût de ne pas croire, que tout est joué pour 2007 ; ils ne se laisse pas imposer le duel annoncé. Et Dominique de Villepin se rêve déjà du coup, en trouble fête de l'ordre établi Pour l’instant, il fait surtout acte de rébellion à l’égard de l’esprit de discipline réclamé par ses amis de l’UMP. En effet depuis jeudi dernier, depuis le conseil national catastrophique de l’UMP et la désignation concomitante de Ségolène Royal par le PS, les proches de Nicolas Sarkozy intiment à tous l'ordre de rentrer dans le rang et fissa ! Et bien ils ont eu droit en retour ce week-end, à une vraie volée de bois vert. Michèle alliot Marie, toute militaire a affirmé : « personne ne me fera taire » ; et elle a rappelé qu'elle ne prendrait sa décision d’être ou non candidate qu'en janvier, et pas du tout maintenant comme le souhaite Nicolas Sarkozy. Dominique de Villepin lui l’a joué plus "pythie de Delphes", sur le thème, ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera pas demain. L’UMP n’est pas au bout du débat sur son candidat a-t-il affirmé. Pour l’instant, on est dans la popularité, l’image, tout ça c’est bien beau a-t-il dit, mais le jour viendra où les français jugeront de l’aptitude d’un candidat à être président de la république". Et là, on a bien senti, que les candidats en lice ne passeraient pas la rampe selon lui ; ni Ségolène Royal qui à ses yeux semble se contenter d’être une femme, ni Nicolas Sarkozy, dont il ne partage ni le slogan la rupture, ni la stratégie, pécher dans les eaux du FN comme il l'a accusé à mots couverts. Voilà; on a vu à l'oeuvre ce week-end de la part des proches du président la tactique de "l'asticotage permanent". A défaut d'offrir une alternative réelle, ça a le mérite selon eux d'agacer Nicolas Sarkozy, qu'ils soupçonnent toujours de n'être point maître de ses nerfs. C'est ce que les chiraquiens appellent la "rebelle attitude".

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